
Mardi, le Comité de conjoncture a accordé le chômage partiel pour février à 1.338 entreprises. La majorité des entreprises travaillent toujours moins à cause de la pandémie.
L'instrument que constitue le chômage partiel, est particulièrement utilisé dans des secteurs tels que l'Horeca et l'événementiel ainsi que dans les garages automobiles, selon Robert Fornieri du syndicat LCGB, interrogé par RTL.
Les syndicats approuvent le fait que le gouvernement ait prolongé de quatre mois les aides pour les secteurs fragiles et demandent par la même occasion de la réactivité si la situation sanitaire devait une nouvelle fois se dégrader. L'optimisme, selon lequel il n'y aura plus besoin d'aides ni de chômage partiel après juillet n'est partagé que sous certaines réserves. Robert Fornieri relativise: "On ne sait pas ce que sera demain. Et il ne faut pas se réjouir trop tôt."
Le chômage partiel aurait été très efficace jusqu'à présent pour empêcher que des salariés perdent leur travail. Stefano Araújo de l'OGBL:
"L'objectif de ces mesures est et reste que personne ne perde son travail, Et jusqu'à présent, cette mesure du chômage partiel a prouvé que ça fonctionne. Je crois qu'ici c'est juste la volonté de dire aux entreprises: "Nous allons potentiellement dans une direction où ça va mieux, préparez-vous. Vous recevrez encore des aides jusqu'en juin, elles vont progressivement diminuer, mais avec des différences entre les secteurs."
Et s'il devait s'avérer que l'évolution de la pandémie ne soit pas telle que nous l'avions tous espérée, syndicats, patronat et gouvernement devraient se réunir par secteur et voir ensemble comment s'en sortir. Et les aides financières devraient alors être prolongées si nécessaire. Les deux syndicats sont très clairs là-dessus.
L'événementiel souffre particulièrement des restrictions sanitaires, c'est un secteur pratiquement au point mort. Avec la loi Covid, grands événements, foires et réceptions ne sont pas les bien venus et personne ne sait comment cela va se passer ensuite, dit le président de Luxembourg Event Association (LEA). Les clients auraient surtout besoin de pouvoir planifier des événements en toute sécurité.
Pour Charel Schroeder de la LEA, la fin des aides peut seulement intervenir à la condition que les mesures sanitaires soient levées en parallèle. Sur ce point, le président de l'Union des entreprises luxembourgeoises (UEL), la fédération Horesca et la LEA sont d'accord. Jusqu'à présent cependant, ni la ministre de la Santé ni le Premier ministre ne se sont encore exprimés sur une fin des mesures.
Des restrictions telles que la fermeture obligatoire des établissements à 23h00 sont en effet difficilement supportables pour la LEA. Organiser des événements sous le régime 2G ne serait pas le plus gros problème actuellement. L'idéal serait évidemment un retour à la normalité d'avant la pandémie. Nous aurions besoin du marché tel qu'il était pour travailler, affirme Charel Schroeder, qui invite aussi le gouvernement à mieux préparer l'automne prochain, qu'il l'a fait en 2021.
Interviewé par RTL, le secrétaire général de l'Horesca, François Koepp, salue le fait que les entreprises aient une certaine sécurité de planification pour les prochains mois. En ce qui concerne l'aide aux coûts non-couverts, il aurait souhaité qu'elle soit prolongée au-delà de mars pour la gastronomie. Il est maintenant prévu que seuls les hôtels et les campings puissent demander cette aide pour l'été. La fédération Horesca a également été surprise que pour les mois de mai et de juin, le chômage partiel puisse seulement représenter 10% des heures travaillées.
Les syndicats OGBL et LCGB revendiquent la prudence. En tout cas, si la situation sanitaire se dégradait à nouveau, le gouvernement devrait réunir les partenaires sociaux.