Canicules"Le changement climatique n'est pas une fatalité, mais une opportunité", selon Serge Wilmes

Carine Lemmer
adapté pour RTL Infos
La chaleur record de cet été "risque bien de devenir la norme". Le Luxembourg doit "s'y préparer et s'y adapter", a déclaré lundi matin le ministre de l'Environnement, Serge Wilmes, sur RTL. "Et parallèlement, il faut bien entendu tout mettre en œuvre pour réduire les émissions qui provoquent le réchauffement climatique".
Le ministre de l'Environnement Serge Wilmes était l'invité de la rédaction de RTL le 14 septembre 2026.
© HANDOUT/AFP

Selon le ministre, le Luxembourg est bien préparé. Au début de l'année, un plan d'action comprenant 152 mesures a été présenté afin de faire face au changement climatique. Des mesures qui doivent progressivement être mises en oeuvre, comme par exemple la végétalisation des villes.

Le gouvernement mène une politique climatique très déterminée. "Le plan adopté prévoit notamment que nos écoles et nos bâtiments soient progressivement rénovés sur le plan énergétique. Dans ce contexte, les systèmes de climatisation peuvent éventuellement constituer une technologie transitoire, mais les bâtiments doivent être rénovés afin d’atteindre un niveau de performance énergétique tel qu’ils n’en aient plus nécessairement besoin", a précisé Serge Wilmes.

Le gouvernement a amélioré le système de subventions et l'a prolongé jusqu'en 2030 pour les installations photovoltaïques, les rénovations énergétiques et les pompes à chaleur. À l'automne, un système de préfinancement devrait également être mis en place pour les pompes à chaleur, les rénovations énergétiques et la mobilité électrique, selon le ministre de l'Environnement.

"Nous espérons ainsi progresser beaucoup plus rapidement dans la transition énergétique", a déclaré le ministre. Les émissions de CO2 ont par ailleurs diminué de 3,5 % cette année par rapport à l'année précédente. "La politique climatique de ce gouvernement porte donc ses fruits", a souligné le ministre, en ajoutant : "Nous souhaitons toutefois aller encore plus vite et, surtout, rendre cette transition plus simple grâce à des procédures qui permettent à chacun de s'engager sur cette voie. Notre politique repose sur des objectifs ambitieux."

"La politique climatique ne doit pas être une source d'agacement", avait un jour déclaré le Premier ministre Luc Frieden. "Nous restons fidèles à cette exigence", a affirmé Serge Wilmes, rappelant au passage que le Premier ministre avait également souligné que la politique climatique devait "susciter l'enthousiasme" et l'adhésion. Les citoyens doivent, par conséquent être associés à cette démarche, et le chemin vers cet objectif doit être simple et rapide. Les délais de remboursement pour une installation photovoltaïque ont d'ailleurs déjà été réduits, passant de 13 mois à 3 mois, avec pour objectif d'atteindre un délai d'un mois.

Interrogé sur les critiques formulées notamment par son collègue de parti (CSV) et président de la commission parlementaire de l'Environnement, Paul Galles, selon lesquelles la politique climatique du gouvernement devrait être plus déterminée, le ministre a indiqué se réjouir "que tout le monde veuille désormais monter dans ce train. Car je constate effectivement que, soudain, cet été, certaines voix se sont fait entendre alors qu'elles étaient auparavant rarement audibles." Serge Wilmes a évoqué "'des resquilleurs' se joignant au mouvement pour affirmer qu'il faut désormais être plus déterminé et aller plus loin, dans une sorte de surenchère."

Concernant une éventuelle subvention pour les climatiseurs, le ministre Wilmes a indiqué qu'une telle mesure n'était pas actuellement envisagée. Il a toutefois ajouté comprendre les personnes qui installent des climatiseurs pour se protéger de la chaleur, comme les personnes âgées ou vulnérables et que le gouvernement "n'était fermé à rien car la nature nous y oblige."

"Je dis toujours que le changement climatique n'est pas une fatalité, mais une opportunité. Nous avons nous-mêmes provoqué cette situation et nous pouvons donc aussi agir pour y remédier. (...) La nature doit s'adapter, et l'être humain est lui aussi appelé à s'adapter", a conclu le ministre de l'Environnement.

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