
Dans une interview accordée à RTL, Luc Thiel, commissaire en chef de la section armurerie de la Police, explique quelles sont les règles et les risques liés à la manipulation des couteaux.
“Il existe trois catégories”, explique Luc Thiel. “La première catégorie comprend les couteaux de poche, que nous sommes autorisés à porter. La deuxième catégorie comprend les couteaux avec des grandes lames, comme les couteaux de cuisine, que les adultes peuvent acheter et conserver à la maison. Et puis il y a les couteaux qui sont interdits.”
Les couteaux que l’on est autorisé à avoir sur soi dans l’espace public doivent répondre à des exigences strictes :
“Si quelqu’un a un couteau sur lui et que la police le contrôle, le couteau de poche, c’est ok. Mais si je me promène avec un poignard, ou si j’en ai un qui traîne dans la voiture, alors ce n’est plus autorisé, car je n’ai le droit de posséder ce couteau qu’à la maison”, explique Luc Thiel. “Dans ce cas, la police peut saisir le couteau : il est confisqué et conservé par la police et le parquet. Un procès‑verbal est bien sûr dressé, et c’est le parquet qui décide ensuite de ce qu’il advient du couteau : est‑ce que la personne le récupère, est‑ce qu’il est restitué, ou bien est‑il saisi et détruit ? Dans ce dernier cas, il reste à l’armurerie de la police jusqu’à ce qu’il soit détruit.”
Les couteaux dont la lame dépasse neuf centimètres, par exemple les couteaux de cuisine, ne doivent pas être utilisés dans des espaces publics. Mais qu’en est‑il, par exemple, lorsqu’on va pique‑niquer ou camper ?
“Dans ce cas, nous pouvons utiliser des couteaux de poche, ils suffisent”, répond Luc Thiel.
Les couteaux avec de grandes lames, utilisés pour le bricolage, la cuisine ou à des fins artistiques, sont en général destinés à un usage privé. Le fait de pouvoir les utiliser dans l’espace public dépend du contexte et de l’occasion.