
L’A400M luxembourgeois doit assurer "le transport stratégique des passagers depuis Islamabad vers l’Europe" et il est "intégré dans le détachement belge", a indiqué mercredi soir la Direction de la défense.
L'appareil doit notamment rapatrier les quatre ressortissants luxembourgeois et les deux résidents bloqués à Kaboul. Ceux-ci devraient rejoindre via un pont aérien l'endroit où les attendra le A400M. Il n'a pas été confirmé pour l'heure que des Luxembourgeois faisaient partie de l'équipage sur ce vol.
L'armée belge, avec laquelle les autorités luxembourgeoises collaborent étroitement pour les vols militaires, a également envoyé deux avions de type C130 et un Falcon7X. Le détachement complet est formé d'une centaine de personnes, assure le ministère luxembourgeois tout en précisant que pour des raisons de respect de sécurité des opérations militaires, le nombre exact ne peut être divulgué. Ceux-ci atterriront d'abord à Islamabad, avant de poursuivre leur vol vers Kaboul.
L'A400M ne pourra pas atterrir dans la capitale afghane pour plusieurs raisons. D'abord les Américains contrôlent l'aéroport et ils seraient très restrictifs afin de garder le contrôle de la situation. De nombreux autres pays, comme l'Italie et même l'Allemagne, ont mis en place des ponts aériens entre des pays limitrophes de l'Afghanistan et sa capitale, pour ne pas devoir atterrir à Kaboul.
Il s'agit aussi d'une zone de crise et pour y atterrir, un certain nombre de certificats supplémentaires sont nécessaires. RTL a interrogé le ministère de la Défense à ce sujet. Il faut, par exemple, que l'avion soit équipé d'un système de défense antimissile et l'équipage doit maîtriser ce système.
Il faut aussi la présence à bord d'un personnel spécialement formé pour sécuriser la machine après un atterrissage dans une zone à risque. Tout cela serait en préparation, selon le ministère de la Défense, mais pour obtenir les brevets nécessaires à une évacuation dans une zone de crise, il faut beaucoup d'entraînement.