
Plus proche, plus rapide et plus efficace : c’est la promesse du nouveau projet de loi 8760, avec lequel le gouvernement entend poursuivre le développement du "virage ambulatoire". Outre les antennes hospitalières, de nouveaux cabinets ambulatoires pourront à l’avenir voir le jour, à l’initiative des médecins eux‑mêmes.
C’est ce qu’a expliqué la ministre de la Santé, Martine Deprez, mercredi matin lors d’une conférence de presse. De petites interventions chirurgicales, des services de dialyse ou d’oncologie, entre autres, pourront y être proposés aux patients mais pas d’imagerie médicale.
Ces nouvelles structures devront obligatoirement être conventionnées avec un hôpital et respecter des règles strictes de qualité et de planification. Les médecins qui y travailleront, seront également intégrés au système de gardes afin de garantir qu’aucune concurrence ne se crée.
La ministre souligne qu’il ne s’agit pas d’une privatisation du système de santé, car il sera garanti qu’aucun acteur financier externe n’intervienne. L’objectif est simplement d’organiser les soins plus près du patient et de soulager les hôpitaux.
Outre cet élément central, le projet de loi prévoit également de nouveaux réseaux de compétences, notamment pour le Covid long, l’endométriose, la ménopause et les troubles du neurodéveloppement chez les jeunes. Par ailleurs, chaque hôpital se verra à l’avenir offrir la possibilité d’engager un infectiologue