
Plus proche, plus rapide et plus efficace : c’est la promesse du nouveau projet de loi 8760, avec lequel le gouvernement entend poursuivre le développement du "virage ambulatoire". Outre les antennes hospitalières, de nouveaux cabinets ambulatoires pourront à l’avenir voir le jour, à l’initiative des médecins eux‑mêmes.
Ces nouvelles structures devront obligatoirement être conventionnées avec un hôpital et respecter des règles strictes de qualité et de planification. La ministre a poursuivi :"Dans un premier temps, non, car nous n’avions pas de consensus sur le terrain, ni constaté de besoin exprimé par les acteurs de terrain. Nous avons déjà installé de nombreux équipements supplémentaires, ce qui signifie que les délais ont raccourci. Par ailleurs, le patient ne peut pas, à lui seul, bénéficier d’un parcours de soins uniquement avec des images. Et les acteurs de terrain n’ont, à ce stade, pas signalé de besoin d’aller plus loin dans ce développement."
"C’est important pour le système de gardes. Cela signifie que ces médecins devront également participer au système de garde. Ils devront disposer d’un agrément avec un hôpital, et la structure elle‑même devra aussi avoir une convention avec un hôpital, car il peut toujours arriver quelque chose au patient un samedi ou un dimanche. Et lorsque le patient arrive alors à l’hôpital, celui‑ci doit avoir accès aux données et au dossier pour garantir la sécurité du patient. Pour assurer la continuité des soins, ce lien est vraiment essentiel."
Cette initiative visant à rendre possibles ce type de cabinets a déjà fait l’objet de critiques par le passé. Certains estiment que le système de santé pourrait ainsi être privatisé par la bande. À ce propos, Martine Deprez :
"Aucun acteur financier ne pourra intervenir dans la société. Seuls des médecins pourront en faire partie. Il ne pourra pas non plus y avoir de système à deux vitesses, car ces sites seront financés exactement de la même manière que les sites hospitaliers. Ils seront soumis aux mêmes règles et le même catalogue de prestations s'appliquera."
Ces centres de compétences constitueront un point de référence qui devra être concentré dans un hôpital, où toute l’expertise du pays sera regroupée afin de garantir une prise en charge plus globale. Par ailleurs, chaque hôpital aura à l’avenir la possibilité d’engager un infectiologue."Nous en avons envisagé quatre. Pour le Covid long, il existe déjà un réseau, mais ce n’est pas un réseau de compétences ; c'est pourquoi nous allons le structurer comme tel. Ensuite, il y a eu récemment la Semaine de la santé des femmes, et il est vraiment important que l’endométriose soit mieux prise en charge. Là aussi, nous voulons mettre en place un réseau de compétences. Puis tout ce qui concerne la ménopause : l’ensemble des polypathologies qui peuvent apparaître, afin de regrouper toute l’expertise au sein d’un même réseau de compétences. Et enfin, last but not least, nos touts petits. Le taux des troubles du neurodéveloppement est en hausse : nous souhaitons également créer un réseau de compétences à cette fin."