Police au Luxembourg"L’arrivée des bodycams est une bonne chose "

Jeannot Ries
"Nous ne pouvons pas accepter que nos policiers se fassent de plus en plus souvent agresser" argue le président du syndicat de la police luxembourgeoise.
D'Polizisten zu Lëtzebuerg kréie Bodycams
Et geet drëm, duerch esou kleng Kameraen, déi d'Beamte meeschtens op der Schëller droen, quokeleg Situatiounen ze entschäerfen, wann et zu enger Eskalatioun kou

"C'est une mesure qui peut éviter que de nombreuses situations ne dégénèrent", a confié l’ancien ministre de la police Etienne Schneider il y a déjà presque 4 ans.

L’objectif de l’instauration de ces bodycams est de calmer des situations compliquées pour éviter qu’elles ne dégénèrent. Il s’agit de petites caméras que les officiers portent habituellement sur leurs épaules. D’année en année, les personnes interpellées sont de moins en moins réticentes à se montrer agressives envers les policiers.

Mais il s’agit aussi d’une mesure de protection pour les officiers de police. Ces petites caméras recouvrent de nombreuses facettes différentes, en commençant par la protection des données. Les bodycams devraient donc désormais devenir une réalité.

Pascal Ricquier le président du syndicat de la police : "C’est une bonne chose, que les bodycams arrivent. Nous l’avons exigé parce que les policiers se font de plus en plus filmer à l’aide de portables. Ainsi, on pourra aussi voir les choses du point de vue du policier."

La question se pose évidemment de savoir à quelles occasions ces caméras pourront être utilisées.

"Cela doit encore être clarifié. Quand on regarde ce qui est indiqué dans le projet "Constations d’infractions", on remarque que ça peut être n’importe quelle situation. On devra donc laisser le choix au policier d’allumer sa caméra ou de la laisser éteinte."

Une question parmi tant d’autres est qui aura accès à ces images. Pour le président du syndicat de la police, elles seront surtout destinées au Parquet.

Bodycams/Reportage Jean-Marc Sturm

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