
En trois jours, cette pétition avait dépassé le seuil des 4.500 signatures et sera donc débattue à la Chambre des députés. La parole des associations et des défenseurs des droits LGBTQI+ n'a pas tardé à se faire entendre en qualifiant cette pétition de "stupéfiante".
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Mais une contre-pétition vient d'être déposée cette semaine. Cette pétition demande de "développer davantage encore les thématiques LGBTQ+ et du vivre-ensemble dans l’éducation des mineurs".
La Commission des pétitions de la Chambre a adopté à l'unanimité cette pétition mardi matin, a confirmé la présidente de celle-ci, la députée socialiste Francine Closener, La Commission a examiné quatre contre-pétitions. Francine Closener a précisé que lorsque plusieurs pétitions similaires sont déposées en même temps, la Commission retient "celle qui est la mieux formulée". Les députés ont choisi celle de Marc Gerges, un ex-journaliste, qui s'occupe à présent de la communication au LSAP.
Interrogée sur le fait de savoir si la pétition contre les problématiques LGBTQ+ chez les mineurs et la contre-pétition seront débattues ensemble, Francine Closener a répondu qu'on verra cela si la contre-pétition recueille les 4.500 signatures nécessaires.
Il faut encore que la Conférence des présidents de la Chambre donne son feu vert. Ensuite la contre-pétition pourra être ouverte aux signatures dès cette semaine.
Lorsque la pétition contre les thématiques LGBTQ+ chez les mineurs a rassemblé des milliers de signatures en quelques jours seulement, comme nous l'avons dit plus haut, les représentants de la communauté se sont dit "stupéfaits". Ces derniers, de même que le Centre pour l’égalité de traitement (CET), le Musée national de la résistance ou encore le CID Femmes, ont dit leurs craintes que cela renforce la discrimination à l'encontre des membres de la communauté LGBTQ+.
L'OKAJU, le défenseur des droits des enfants et des adolescents, a pour sa part indiqué que la santé affective et sexuelle doit être renforcée dès le plus jeune âge, afin que les enfants puissent se développer et s'opposer à la discrimination et aux abus.
L'ADR a en revanche critiqué le fait que des institutions financées par l'État manipulent le débat démocratique ou fassent pression sur des pétitionnaires. Pour le parti d'opposition, il s'agit d'une violation du devoir de neutralité et donc aussi d'un abus de pouvoir et d'une atteinte à la démocratie et à la liberté d’expression.