
C'est d'ailleurs ce qu'a fait mercredi soir le président du Conseil d'Etat, Christophe Schiltz. Dans cette institution, la tradition de la réception de Nouvel An a seulement été introduite en 2020 et à cause de la pandémie, elle a connu deux années de pause.
Après avoir évoqué l'impact que la pandémie a eu sur le travail du Conseil d'Etat, son président a également abordé la nouvelle Constitution qui entrera en vigueur cet été. Christophe Schiltz l'a qualifiée de bonne et d'importante, mais là aussi, il a parlé des répercussions sur son travail:
"Elle ne facilitera pas toujours le travail du Conseil d'Etat. Cela n'entraînera pas nécessairement moins d'oppositions formelles ni moins d'annonces de dispense du second vote. Surtout, l'accent accru mis sur l'analyse de la proportionnalité des mesures, à laquelle tant la nouvelle Constitution que la jurisprudence de la Cour constitutionnelle attachent une grande importance, affectera le travail du Conseil d'État et ne le simplifiera pas nécessairement."
A cause de la pandémie, les avis du Conseil d'Etat ont été formulés beaucoup plus rapidement et la haute instance voudrait que cela continue à l'avenir. Pour ce faire, un certain nombre de réformes ont été réalisées en interne, qui produisent progressivement leurs effets, a affirmé le président du Conseil d'Etat. Par ailleurs, une commission spéciale a été créée, afin de traiter des sujets spécifiques et de décharger ainsi d'autres commissions au sein du Conseil d'Etat.