
La loi a été adoptée avec les voix des partis du gouvernement: le DP, le LSAP, déi Gréng mais aussi déi Lénk et les Pirates. Le CSV et l'ADR se sont abstenus. Les députés étaient cependant tous d'accord pour dire que le harcèlement était inacceptable et rendait malade, était nuisible pour la victime et sa famille, ainsi que pour l'entreprise.
Le projet de loi prévoit que si jamais les mesures prises par l'employeur ne suffisent pas à mettre un terme au harcèlement moral, une procédure auprès de l'Inspection du travail et des mines (ITM) est lancée, et l'ITM obtient donc le rôle d'enquêter.
La nouvelle loi garantit également la protection de la victime et des témoins "face à d'éventuelles représailles de l'employeur", comme l'a souligné le ministère du Travail dans son communiqué. L'employé peut également mettre un terme à son contrat à tout moment.
Le ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Économie sociale et solidaire Georges Engel a conclu: "Cette nouvelle loi met en évidence la volonté du gouvernement de se pencher encore d'avantage sur le sujet essentiel de la santé et sécurité des salariés sur leur lieu de travail".