TraditionLa foule était au rendez-vous de l'"Eemaischen"

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Après deux ans de pause pour cause de Covid, ce lundi de Pâques a marqué le retour officiel de l'Eemaischen.

Que ce soit à Luxembourg ou à Nospelt, les rues étaient noires de monde en ce lundi de Pâques ensoleillé, à la grande joie des amateurs de "Péckvillchen", ces petits oiseaux en terre cuite qui permettent de reproduire le cri d'un oiseau quand on souffle dedans.

Le Comité Alstad, l'organisateur de la manifestation de l'Eemaischen à Luxembourg-ville, présentait cette année deux nouveaux Péckvillercher. Comme le veut la tradition, 61 stands proposaient les petits sifflets en terre cuite tout autour de la place du Marché-aux-Poissons. Le succès a été énorme.

"Le Péckvillchen a de plus en plus de succès. Les gens se battent pour avoir les plus beaux. Nous sommes heureux que cette tradition perdure malgré la pandémie", a expliqué Guy Jourdain, le président du Comité Alstad.

Et les amateurs se comptaient par milliers lundi dans la capitale, d'autant plus motivés que le soleil était au rendez-vous.

"L'Eemaischen est en fait le début de notre saison touristique. C'est agréable pour la population d'avoir à nouveau une fête. C'est quelque-chose que nous n'avions plus depuis deux ans et nous voyons le succès. Les gens sont venus dès le matin. A 9h00, le Marché-aux-Poissons était déjà bondé", s'est réjoui Patrick Goldschmidt, échevin de la Ville de Luxembourg.

Ce marché traditionnel attire également les touristes: les hôtels de la capitale ont fait le plein pendant le week-end pascal.

Eemaischen à Nospelt

A Nospelt aussi, la tradition de l'Eemaischen a été respectée et le public est venu nombreux fêter le début du printemps et visiter le village de potiers où est né le petit oiseau siffleur.

"Je pense que pour nous tous qui faisons partie du club, ces derniers jours ont été un sentiment formidable. (...) C'est la plupart du temps la première fête du printemps, où les gens sortent à nouveau. Où nous revoyons des gens. Et même si vous venez seul ou à deux, vous rencontrez toujours des gens que vous connaissez et vous avez des discussions agréables. Et nous voyons ici que nous avons accompli quelque-chose, que les gens se retrouvent après une pandémie", selon Nicolas Berton de l'Eemaischen de Nospelt.

Près de 2.000 Péckvillercher ont été produits à Nospelt lors de cet Eemaischen. Une tradition toujours aussi appréciée.

Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL:

Zeréck an d'Normalitéit mat der Eemaischen
No bal 2 Joer Paus war et e Méindeg den offizielle Retour fir d'Eemaischen an dat hu sech déi mannste Leit huele gelooss.

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