
Dans ce rapport, le FMI dresse un bilan globalement positif de la situation économique et budgétaire du pays après deux années marquées par la pandémie de Covid-19, tout en soulignant les risques découlant de la guerre en Ukraine.
Le FMI confirme par ailleurs la résilience du secteur financier luxembourgeois, qui a contribué au redressement rapide du pays après la pandémie, et qui continue d'afficher de solides marges de capital et de liquidité.
Grâce à des fondamentaux stables, la croissance économique du Luxembourg devrait rester positive, bien qu'à un rythme plus lent d’environ 2% en 2022 et 2023, selon le FMI. Comme dans d'autres pays, la guerre d'agression russe contre l'Ukraine et les pressions inflationnistes qui en résultent ont commencé à peser sur la confiance économique. Couplés aux pénuries potentielles de main-d'œuvre et aux goulots d'étranglement persistants dans la chaîne d'approvisionnement, ces facteurs pourraient freiner les perspectives de croissance du pays à court terme, avertit le FMI.
Dans ce contexte, l'institution basée à Washington salue les paquets de soutien du gouvernement (« Energiedësch », « Solidaritéitspak ») contenant des mesures temporaires pour protéger le pouvoir d'achat des consommateurs et soutenir les entreprises les plus touchées.
Conformément aux priorités politiques de longue date du gouvernement, le FMI recommande en outre de continuer à relever les défis structurels, tels que le logement ainsi que la transition écologique et numérique.
Les mesures visant à accroître l'offre de logements sociaux et abordables, ainsi que les projets du gouvernement de taxer les terrains non utilisés et les logements vacants, sont salués dans le rapport. Elles devraient être intégrées dans une approche multidimensionnelle. En ce qui concerne le programme très ambitieux du gouvernement sur le climat, le FMI souligne le leadership du Luxembourg en matière de finances durables. Étant donné que l'accélération de la numérisation et de l'automatisation pendant la pandémie pourrait avoir des effets néfastes sur certains travailleurs, le FMI note également l'importance accordée par le gouvernement à la requalification et au perfectionnement des compétences ainsi qu'à l'investissement dans l'éducation numérique.