PétitionsIls ont plaidé contre l'obligation vaccinale à la Chambre

RTL Infos
Deux pétitions en lien avec la vaccination contre le Covid ont fait l'objet d'un débat public mercredi après-midi à la Chambre. La première s'oppose à la vaccination obligatoire et la deuxième demande l'arrêt des vaccins "de type thérapie génétique" pour les enfants.

La pétition qui s'oppose à la vaccination obligatoire contre le coronavirus a recueilli 11.500 signatures. C'est  le cinquième score depuis l'introduction des pétitions publiques.
La pétitionnaire préconise que chacun conserve le libre choix de se faire vacciner ou pas. Tout le monde ne présenterait pas le même risque d'être malade. Le vaccin ne protègerait pas contre une infection. Personne ne saurait combien de fois il faudra encore se faire vacciner ou si des effets secondaires vont apparaître à un moment donné. Voilà quelques-uns des arguments énumérés par la pétitionnaire contre l'obligation vaccinale.

La dame, qui affirme ne pas être antivax, était accompagnée, entre autres, d'un prix Nobel, le Professeur Luc Montagnier. Le virologue français a découvert en 1983 le virus VIH responsable du SIDA. Aujourd'hui âgé de 89 ans, il se distingue plutôt par ses idées singulières sur le vaccin contre le coronavirus: le vaccin serait un poison qui provoquerait des mutations. Le Covid ne serait ni la peste ni le choléra et le dernier variant, Omicron, serait plutôt inoffensif.

Le docteur Romain Blum est également opposé à une obligation vaccinale. Pas à la vaccination. Mais au niveau des effets secondaires, un tsunami s'avancerait vers nous, affirme le dentiste. Il pointe que le vaccin n'agirait plus vraiment contre les variants actuels. Il faudrait attendre que de nouveaux vaccins arrivent.

Une femme a aussi raconté aux députés les effets secondaires dont elle souffre. Après avoir été vaccinée, elle a eu le syndrome de Guillain-Barré et aujourd'hui encore, neuf mois plus tard, elle a toujours des problèmes.

La ministre de la Santé, Paulette Lenert, qui a écouté tout le débat d'une oreille attentive, a mis en garde contre une banalisation du virus.Il ne s'agirait pas seulement d'une "grippette".  Si quelqu'un proposait une alternative pour sortir de la crise actuelle, elle lui en serait plus que reconnaissante. Il ne serait pas simple de décider une éventuelle vaccination obligatoire, mais les politiques doivent prendre leur responsabilité.

Les pétitionnaires ont apprécié d'avoir pu exprimer leur opinion. Il y a eu de l'écoute et la tentative de mener un débat factuel. Plusieurs députés ont critiqué le fait qu'il s'est plutôt question de dire oui ou non à la vaccination et pas à l'obligation vaccinale.

Le deuxième débat portait plus particulièrement sur la vaccination des enfants. La pétition concernée demandait l'arrêt des vaccins "de type thérapie génétique" pour ceux-ci. Le docteur Benoît Ochs soutient l'auteur de cette pétition.

La présidente de la Commission des pétitions s'interroge

Il est bien et juste d’écouter les pétitionnaires, a déclaré après les débats la présidente de la Commission des pétitions, la députée CSV Nancy Kemp-Arendt. Ils ont obtenu les signatures nécessaires. La question est cependant de savoir si on ne donne pas à des experts à la réputation douteuse une tribune à la Chambre.

Il y aurait en effet maintenant, pendant la pandémie, un mouvement qui ferait que le pétitionnaire, un simple citoyen, fait venir des experts, qui obtiendraient ainsi une tribune, selon la présidente de la Commission. La question se poserait de savoir si c’est encore l’idée de la démocratie de donner la parole au simple citoyen. Cela doit être discuté au sein de la Commission. Parfois le pétitionnaire ne dirait pas grand-chose ou n’aurait plus le mot de la fin. A l’avenir aussi, les études apportées comme assertions, devront être présentées à la Commission.

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