
C'était Il y a quinze ans, jour pour jour, ce lundi. Il était 11h44 ce 11 octobre 2006 lorsque les deux trains -un train de voyageurs et un train de marchandises- se sont percutés à Zoufftgen à la frontière franco-luxembourgeoise. L'accident s'était produit à 36 mètres de la frontière exactement, dans une zone boisée, alors que les deux trains circulaient à 79 et 78 km/h.
Le bilan du terrible accident ferroviaire était dramatique. Ce jour-là, "6 personnes ont perdu la vie et 16 ont été grièvement blessées", rappelle le Corps grand-ducal d'incendie et de secours (CGDIS), quinze ans après.
Sur les six morts, deux étaient Luxembourgeois et quatre étaient Français. Parmi eux se trouvaient le machiniste et un ouvrier qui travaillaient sur la voie de chemin de fer.
Plus de 150 pompiers français et luxembourgeois, une centaine de militaires de la gendarmerie, sept équipes de désincarcération et plusieurs hélicoptères avaient été mobilisés pour évacuer morts et blessés dans des conditions très compliquées vu le chaos provoqué par la collision entre le TER à deux niveaux des CFL (faisant la liaison entre Luxembourg et Nancy) et les 22 wagons du train de marchandises tirés par une locomotrice de la SNCF.
Quatre jours après le drame, le 15 octobre 2016, Alex Kremer, directeur général des CFL à l'époque, parlait d'une erreur humaine. Au poste d'aiguillage de Bettembourg, le train de voyageurs luxembourgeois avait reçu l'autorisation de circuler alors même qu'un feu était rouge.
Le procès avait conclu, en première instance, que l'erreur ayant conduit à la collision était imputable à quatre employés des CFL.
Le dispatcher qui avait à l'époque donné l'ordre écrit fatal, qui avait conduit à ce que deux trains circulent sur la même voie, et l'annonceur, avaient écopé de sanctions moins lourdes qu'en première instance: six mois de prison ferme et une amende de 5.000 euros pour chacun. Lors du premier procès, ils avaient été condamnés respectivement à deux ans et à 46 mois de prison ferme.
Le chef de circulation de la pause du matin, qui avait été condamné à six mois de prison avec sursis en première instance, s'en était sorti sans peine de prison en appel mais il avait écopé d'une amende de 5.000 euros. Les parties civiles avaient obtenu 105.000 euros en tout de dommage et intérêts.