
Le Luxembourg et ses voisins prendront-ils des mesures d'économie communes pour réduire leurs besoins en hydrocarbures russes? La Commission européenne présente mercredi ses projets pour que l'Union européenne soit moins dépendante à long terme du pétrole et du gaz russes.
Ce qui est absolument nécessaire au niveau de l'Union européenne, c'est deux jours de télétravail par semaine et une limitation de vitesse sur les routes coordonnée à l'échelle de l'UE, a plaidé le ministre luxembourgeois de l'Énergie, Claude Turmes, à l'Agence d'informations allemande DPA, dans le contexte d'une plus grande indépendance énergétique par rapport à la Russie.
Ajoutées à des week-ends sans voiture dans les grandes villes, ces mesures pourraient permettre d'économiser près de 2,5 millions de barils de pétrole, selon le ministre de l'Énergie. Il appelle la Commission de Bruxelles à ne pas rater l'occasion de mettre l'Europe sur cette voie.
À l'horizon 2030, 45% de l'énergie consommée devrait provenir de sources renouvelables, selon les objectifs européens.
Mais rien ne sera possible sans des investissements considérables. Des experts considèrent que se détacher de l'énergie russe coûtera au moins 200 milliards d'euros.