
Un récent sondage de la Chambre des métiers souligne que plus de la moitié des entreprises n'envisagent pas de former du personnel à la rentrée. La Chambre des métiers prévoit donc plusieurs actions afin de stabiliser l'apprentissage.
Sans une mobilisation générale maintenant, le monde de demain n'aura plus assez de personnel qualifié, c'est le danger de la situation du moment selon Tom Wirion, directeur général de la Chambre des métiers. Un tuteur pourrait être implanté dans les sociétés afin de les faire changer d'avis en prenant le jeune apprenti à charge en l'accompagnant au quotidien. Une formation existe pour ce poste avec un diplôme à la clé, elle est accessible gratuitement jusqu'à la fin de l'année.
Les Chambres des métiers et des salariés proposent également un fonds pour la promotion de l'apprentissage afin d'aider financièrement les sociétés qui proposent à leurs employés de participer à des formations. Une prime unique a été évoquée lors de la tripartite mais ce fonds pourrait être utilisé pour d'autres mesures, comme lors de la cessation d'activité d'une entreprise. Les jeunes qui suivaient un apprentissage doivent pouvoir le continuer dans une autre structure qui pourrait également bénéficier de ce coup de pouce.
Les indemnités pourraient également être directement versées aux apprentis afin de délester les sociétés financièrement et administrativement. Afin d'éviter de faire perdre trop de temps aux jeunes apprentis en cas de non-placement, une école à plein temps pourrait également être proposée. Des établissements qui ont des ateliers et qui pourraient continuer les formations pratiques.
Depuis huit ans, le "Matcher" gère les demandes des candidats à l'apprentissage et les offres des sociétés. Cette collaboration entre le ministère de l’Éducation nationale et les deux Chambres aurait déjà fait ses preuves et pourrait être développée en embauchant une deuxième personne sur le projet.
L'artisanat a fortement changé depuis la crise liée au coronavirus, les Chambres des salariés et des métiers ainsi que les ministères doivent agir afin de surmonter les défis ensemble.