Critique des mesures Covid dans les écolesElèves et enseignants ont besoin de prévisibilité

RTL Infos
Malgré les absences provoquées par le variant Omicron, l'activité scolaire doit être maintenue aussi longtemps que possible. Tous les acteurs du secteur semblent d'accord sur ce point.

De même qu'il faut que des mesures soient prises pour garantir le fonctionnement des écoles. Mais lesquelles? C'est là que les avis divergent. Le président du Syndicat national des enseignants (SNE), Partick Remakel, et la présidente du groupe parlementaire CSV, Martine Hansen, n'ont pas les mêmes idées que le ministre de l'Education, Claude Meisch, qui était interviewé lundi par RTL.

Garder les écoles ouvertes, c'est ce qu'ils disent tous. Cela aurait toujours été une priorité au Luxembourg, selon le ministre de l'Education, Claude Meisch. Car il faut garantir le droit à l'enseignement:"Cela n'a pas de sens de fermer les écoles, si les restaurants, les cafés, les commerces, le sport et la culture sont ouverts. Ce ne serait pas seulement le mauvais message, que l'école serait moins importante que d'autres secteurs. Mais ce ne serait certainement pas un bénéfice en ce qui concerne l'évolution de l'infection."

L'air frais, c'est-à-dire aérer les salles de classes, serait une bonne mesure contre le virus, d'après le ministre. Meilleure que les filtres à air, qui ne seront pas installés dans les classes au niveau national. La présidente du groupe parlementaire CSV, Martine Hansen, a réagi à cette décision: "(...) Nous avions déjà demandé les filtres à air en décembre 2020 avec une motion. Les syndicats en demandent en permanence. Le ministre dit constamment non. Maintenant certaines communes le font. Mais je ne pense pas que ce soit la bonne voie. Les communes qui en ont les moyens le font à présent, et pas de chance pour les autres."

Le président du syndicat SNE, Partick Remake, est sur la même longueur d'onde. Le SNE demande aussi des filtres à air depuis le début de la pandémie. En plus, le syndicat ne comprend pas que maintenant que le virus est le plus virulent, les mesures soient allégées au cycle 1. Patrick Remakel: "Le ministère a aussi allégé les règles de quarantaine au cycle 1. La classe ne doit plus être en quarantaine quand deux enfants sont infectés, mais à partir de six enfants. Cela a entraîné de très nombreux risques. Là, nous croyons qu'il y a eu trop vite, trop de relâchement."

On aurait aussi pu dire qu'une quarantaine est nécessaire quand trois ou quatre enfants sont infectés, au lieu de six ou plus.

Martine Hansen a un peu le sentiment que c'est: "Laissons cela courir comme ça". Ce qu'elle trouve irresponsable, car le Covid long n'aurait pas encore été suffisamment exploré chez les enfants.

Elèves et enseignants auraient besoin maintenant de la meilleure prévisibilité possible. C'est pourquoi il faut décider du programme scolaire qui doit être étudié. "En ce moment, tout le monde est inquiet. Les enseignants craignent de ne pas terminer le programme. Alors ils le parcourent en vitesse, ce qui n'est pas nécessairement bon pour les élèves. Il faut donc dire clairement les connaissances principales qu'il faut traiter", selon Martine Hansen.

Et il faudrait maintenant communiquer immédiatement sur ce que sont ces "connaissances principales". Il faudrait en outre élaborer une ligne directrice nationale pour les élèves en quarantaine, afin qu'ils aient aussi la possibilité de suivre les cours en ligne, a ajouté Martine Hansen.

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