
Le texte prévoit notamment qu'une attestation médicale spécifiant que la possession d'une arme ne constitue pas un danger pour soi-même ou pour autrui, sera nécessaire pour obtenir un permis de port d'arme ou une autorisation de détention. Le port et l'usage d'une arme sous l'influence de l'alcool ou de stupéfiants, sont interdits. De nouvelles règles sont également fixées pour le transport d'armes et de munitions.
Josée Lorsché (Déi Gréng): "Le texte fait aussi une référence claire à la santé mentale du requérant. Ainsi à l'avenir, toute demande pour un permis devra être accompagnée d'une attestation médicale. Une nouvelle attestation médicale sera nécessaire chaque fois que le permis sera renouvelé."
Cette loi transpose en droit national une directive européenne de 2017 - avec retard, le Luxembourg s'était d'ailleurs déjà fait taper sur les doigts par la Commission.
Comme l'a expliqué Josée Lorsché, qui remplace Stéphanie Empain comme rapportrice, le texte qui a été voté jeudi, est moins contraignant sur certains points qu'au moment où il avait été déposé. C'est la conséquence des nombreuses critiques des fédérations de tireurs sportifs, de chasseurs et de collectionneurs, ainsi que de plusieurs oppositions formelles du Conseil d'Etat, comme l'a souligné le député CSV Laurent Mosar dans son discours:
"J'ai rarement eu affaire à un projet de loi qui ait rencontré une opposition aussi unanime sur de très nombreux points de la part de très nombreuses associations. Cela a été retracé ici auparavant, pratiquement tous les avis étaient négatifs. Et ils étaient négatifs avec véhémence. Même les avis des juridictions étaient extrêmement critiques."
Le texte initial prévoyait par exemple que certaines armes devaient être neutralisées ou converties avant de pouvoir entrer dans une collection, ce qui aurait été problématique pour des armes historiques.