
La justice de paix de Diekirch a examiné mardi après-midi les premières affaires en rapport avec le non-respect des règles spécifiques établies pendant la crise du coronavirus. Les faits reprochés ont été commis en avril et en mai, c'est-à-dire pendant le confinement.
Le 17 mai, il faisait beau. Les gens ont été nombreux à se rendre au Lac de la Haute Sûre, parmi lesquels un homme de 27 ans originaire du Sud du pays. Le problème est qu'à ce moment-là, le Grand-Duché était en confinement et les autorités communales locales avaient décidé la fermeture du Lac. Ce jour-là, des personnes étaient cependant au bord de l'eau en deux endroits. A l'un de ces emplacements, la mairie avait installé un panneau d'interdiction, mais il avait été enlevé et à l'autre, il n'y avait plus de panneau et les rubans de la police avaient même été coupés.
Un commissaire a déclaré mardi que ceux qui se trouvaient sur les plages - ce qui n'était pas autorisé - avaient été verbalisés. Il avait cependant noté que rien ne traînait. Le prévenu originaire du Sud du pays, a ensuite expliqué ne pas avoir vu de panneau quand il était arrivé et ne pas s'être informé au préalable sur le site internet de la commune. Pour le représentant du parquet, le règlement communal correspondant avait bien été publié et les médias avaient aussi informé que les plages étaient fermées. Les autorités communales avaient décidé de fermer les plages afin d'éviter la propagation de la maladie. On n'était pas en déconfinement et il était interdit de s'installer et de rester là. Le parquet a requis une amende à l'encontre du prévenu. Le verdict est attendu le 21 juillet.
Le 12 avril, une dame âgée de 65 ans et originaire du Nord du pays, s'était rendue en voiture chez une amie, ce qui lui était interdit. Elle en "avait eu jusque-là du coronavirus", elle avait emmené des affaires au domicile de son amie handicapée. Elle y avait passé un moment et ensuite elle s'était retrouvée à un contrôle. La femme pouvait aller faire des courses mais pas rester chez son amie. C'était en pleine période du "Restez à la maison" et c'était précisément ce qu'elle n'avait pas fait, selon le représentant du parquet. Il fallait mettre au crédit de la prévenue qu'elle était en aveu, de sorte que le substitut s'est contenté de demander une amende adaptée à son encontre. Le verdict de cette affaire sera rendu le 14 juillet.