Imagerie médicale"Des gens doivent encore attendre très longtemps" au Luxembourg

RTL Infos
Une pétition demandait la garantie et l'amélioration de l'accès à l'imagerie médicale, c'est-à-dire aux examens par IRM, scanners, mammographies et autres. Elle a été débattue à la Chambre des députés mercredi.

Au Parlement a eu lieu mercredi un débat public qui doit intéresser beaucoup de monde. La pétition 2504 réclamait un accès garanti et plus rapide aux examens par IRM, scanners, mammographies et autres dispositifs d'imagerie médicale. Elle a recueilli 4.900 signatures, ce qui indique qu'il y a une nécessité de clarification et d'action, selon la pétitionnaire, Isabelle Faber. En 2014, une anomalie a été constatée chez cette dernière dans le cadre du programme mammographie: "Là, tout à coup chaque jour d'attente compte. Et si c'est trois semaines ou plus d'un examen à l'autre, je peux vous dire que vous ne vivez plus, vous survivez."

A l'occasion de contrôles, elle a remarqué que cela durait de plus en plus longtemps pour obtenir un rendez-vous en-dehors du programme mammographie. 18 mois récemment. Il y aurait également de longs délais pour d'autres diagnostics par imagerie médicale, par exemple, les gastroscopies, coloscopies, IRM et scanners.

"Des témoignages concrets de patients et de médecins nous ont été rapportés, où il s'agit d'urgences et où des patients doivent attendre quelques mois et plus - beaucoup plus - leur rendez-vous en imagerie médicale."

Cela aurait un impact sur les possibilités de traitement et les chances de guérison. Le docteur Jean-Baptiste Olivier, qui accompagnait la pétitionnaire et qui est spécialisé dans la reconstruction mammaire, donne un exemple:

"Il existe en matière de cancer du sein, une relation directe entre la taille de la tumeur du sein et l’atteinte du ganglion et l’ancienneté de la tumeur."

Les urgences passeraient en priorité, assure la ministre de la Santé. Mais il y aurait souvent des malentendus au niveau de la communication, explique Paulette Lenert:

"Nous avons en effet identifié un certain nombre de choses, que nous pouvons corriger. Et l'une d'entre elles, c'est qu'il y a souvent un malentendu, ou que le message qu'il y a une urgence, est formulé de telle manière qu'il ne passe pas ou qu'il est mal interprété."

Les longs délais d'attente seraient aussi liés à la pandémie, mais avant tout, à la croissance de la population, qui a augmenté de 25% au cours des dix dernières années. Depuis 2018, le nombre d'appareils à IRM a été revu à la hausse: nous sommes passés de sept à 13 d'ici la fin de l'année, selon la ministre:

"Au cours des deux dernières années, les examens ont augmenté de 33%. Malgré tout, j'entends encore quotidiennement des histoires, où des gens doivent attendre très longtemps."

Une surveillance centralisée des temps d'attente dans les différents hôpitaux devrait aider à fournir une vue d'ensemble permanente. Il faudrait aussi définir précisément ce qu'est une urgence.

"Nous sommes aussi en train de centraliser les prises de rendez-vous. Là également, nous travaillons de manière très constructive avec les hôpitaux afin d'obtenir un système avec un point de départ central."

Par ailleurs, la ministre de la Santé espère pouvoir ouvrir bientôt des plages horaires le samedi matin pour des examens par IRM. Des discussions seraient encore en cours avec la Caisse nationale de Santé. Les horaires actuels de l'imagerie médicale sont de 7h00 à 20h00 du lundi au vendredi. Cela dépendrait souvent de la disponibilité des spécialistes et du personnel soignant, précisait mercredi la ministre dans sa réponse à une question parlementaire.

Le reportage de RTL en luxembourgeois:

Ëffentlechen Debat fir e besseren Accès zur Imagerie médicale
Eng Petitioun fuerdert e besseren a méi séieren Accès zu IRM, Scanneren, Mammografien an anere medezinesche Biller. Dës gouf elo an der Chamber debattéiert.

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