
Un sujet qui avait déjà fait l'objet d'une discussion entre les pétitionnaires et le ministre de l'Education Claude Meisch. Cette pétition avait d'ailleurs battu tous les records: en seulement 30 heures, le seuil des 4.200 signatures avait été franchi afin de pouvoir envoyer ce sujet urgent au parlement. Les pétitionnaires ne regrettent finalement pas la réouverture des écoles mais l'appel à plus de clarté en mars dernier était compréhensible, selon Marc Cloos.
"Je pense que beaucoup de personnes ont signé la pétition car ils avaient peur. Parce qu'il était trop tôt, et parce qu'on n'était pas assez mis au courant ni par les autorités, ni par l'OMS qui n'avait pas encore de position claire sur le port du masque. Il y a quelques mois, il fallait obtenir des réponses afin de mieux préparer la rentrée de septembre".
Le fait que le port du masque ne soit pas obligatoire en classe a également été critiqué. Une proposition a été retenue pour septembre: organiser des classes plus petites pour la rentrée. Il faudrait également instaurer une communication plus transparente et claire avec l'extérieur en matière de décisions ou de nouvelles infections à l'école.
Une revendication compliquée à honorer puisque le ministère de l'Education sera directement informé des nouvelles infections chez les élèves. Des informations qui proviennent en grande partie des directions.
On recense actuellement 30 infections actives dans le fondamental et 30 en secondaire. 27 classes seraient en quarantaine au Luxembourg.
Ce que le ministre souhaite savoir, c'est si les élèves qui doivent rester chez eux ont véritablement été testés positifs. S'il s'agit de deux cas, trois, 50 ou 60. Mais pour le moment, les autorités ne sont pas en mesure de documenter la situation. Mais une chose est sure, si les écoles devaient propager le virus dans la population, elles seraient fermées avec effet immédiat.