
La réinsertion devrait être au centre des préoccupations, les mesures qui préparent le retour à la liberté devraient par conséquent être privilégiées, selon le député socialiste.
La prison aurait souvent un impact négatif. L'éloignement de la famille, des amis, de l'emploi compliquerait encore davantage le retour à la vie quotidienne, après le séjour en prison.
Une mesure citée par Dan Biancalana et d'autres intervenants est le bracelet électronique. Celle-ci ne serait pas suffisamment utilisée: "42,5% des gens qui sont en prison, ont une peine inférieure à trois ans. C'est précisément la durée dont il est aussi question pour une surveillance électronique."
C'est pourquoi le député LSAP a demandé s'il n'était pas possible d'appliquer plus souvent dans ces cas cette forme alternative de peine. Alors que cette mesure est ancrée dans la loi depuis 2018, son application serait limitée.
Dix détenus, sept hommes et trois femmes, sont actuellement dans le programme du bracelet électronique, a souligné la ministre de la Justice, Sam Tanson. Selon les statistiques pour l'année 2020, le nombre varierait entre sept et 23 détenus par mois.
Il y aurait également la problématique qu'une majorité des personnes détenues, ne sont pas condamnées, a expliqué la ministre de la Justice. Sam Tanson a toutefois ajouté: "Cela aurait aussi à voir avec le fait que plus de la moitié des détenus n'ont pas leur domicile au Luxembourg. Cela n'expliquerait pas tout dans les statistiques, mais ce serait une raison pour laquelle le bracelet électronique ne peut pas être davantage appliqué. Cette mesure doit en effet être contrôlée et pour cela, nous avons évidemment besoin d'un domicile."
Il existerait déjà de nombreux instruments pour des alternatives à l'emprisonnement , mais ils devraient être mieux appliqués là où c'est possible, selon la ministre.
Le reportage de nos collègues de RTL en luxembourgeois: