
Le médecin-conseil est important pour éviter les abus, mais il y a régulièrement des critiques. Par exemple le fait que le patient ne peut pas être accompagné d’un tiers lors de sa visite chez le médecin du contrôle médical. Parfois des transferts de patient ou des traitements ne sont pas acceptés ou le médecin-conseil a un autre point de vue sur un arrêt-maladie.
Le parti déi Lénk avait demandé une discussion sur le sujet à la Chambre. Ses représentants auraient entendu 1.000 fois des réclamations: que le médecin-conseil n’écoutait pas, qu’il était autoritaire et qu’il ne pouvait pas se mettre à la place du patient, selon la députée Nathalie Oberweis.
Cette dernière a également soulevé la question de savoir pourquoi un avis du médecin-conseil aurait plus de valeur que celui du spécialiste: “Nous avons ici une administration qui prend des décisions concernant les gens et leur vie. Ces décisions sont souvent anonymes, souvent non-motivées et infondées. Cela signifie qu’il y a un manque d’obligation de rendre des comptes. Où est la responsabilité?”
La profession de médecin-conseil serait importante, a déclaré le député vert Marc Hansen, mais pas toujours attractive: “Il serait important d’embaucher des personnes expérimentées, qui ne resteraient pas seulement quelques années en fin de carrière, mais se spécialiseraient dans le domaine du contrôle médical et pourraient appliquer ces compétences longtemps au service de la sécurité sociale, mais surtout au service du patient.”
Le député des Piraten, Sven Clement, a indiqué que souvent, les maladies mentales ne seraient pas prises au sérieux. La dépression n’existerait pas, entendraient souvent dire les patients, ou d’autres arguments bizarres: ”... que [des patientes] seraient physiquement trop belles pour être dépressives. Comme si la dépression avait quelque chose à voir avec la beauté physique! En plus, la beauté étant dans l’oeil de celui qui regarde, je me demande quelles bêtises entendent parfois là-bas les assurés.”
Le ministre de la Sécurité sociale et les députés LSAP n’ont pas laissé passer ces critiques. Les réclamations seraient prises au sérieux. Il y aurait approximativement plus de 600.000 arrêts-maladies par an et environ 40.000 contrôles seraient effectués.
Tout ce qu’on entend, ne serait pas correct, a répondu le ministre Claude Haagen. Vous pourriez, par exemple, emmener quelqu’un avec vous si vous le demandez: “Nous avons pour le moment cette année 6% des patients, qui ont été appelés, qui se sont vu accorder un accompagnement. Si je calcule haut, cela fait environ 2.500 patients accompagnés sur 41.000 sur un an.”
S’il y a un problème linguistique, le patient peut également demander un accompagnement, qui sera autorisé.