Bien-êtreComment vont les résidents au Luxembourg?

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Telle est la question à laquelle le Statec veut fournir une réponse à travers le Luxembourg Index of Well-Being (LIW), son indice du bien-être.

L'indice du bien-être est composé de critères objectifs et il vient en complément des indicateurs traditionnels de la richesse d'un pays, c'est-à-dire le Produit Intérieur Brut (PIB) et le Revenu National Brut (RNB). Cette année encore, il se focalise évidemment sur la pandémie.

D'après les critères objectifs considérés, le bien-être au Luxembourg est resté stable en 2020. Des changements sont toutefois constatés, si on considère plus en détails les différents critères mesurés pour définir l'indicateur du bien-être.

Le Docteur Serge Alegrezza, directeur du Statec explique qu'"au niveau des ménages, nous avons un recul de la sécurité physique. Les liens sociaux sont en recul, il y avait aussi une baisse des critères de l'éducation et de la compétence, parce que la formation continue n'a pas pu être maintenue en l'état au début ou sur une longue période. L'immigration aussi, dont nous savons que beaucoup de gens avec un très bon diplôme, sont issus au Luxembourg, a été freinée, de sorte que là aussi nous avons une évolution qui n'est pas positive."

Le logement est resté un problème, car les coûts ont continué d'augmenter pour les ménages alors que l'emploi ralentissait.

Tous ces aspects ont été compensés par d'autres critères, à commencer par l'environnement, qui a profité de la baisse du trafic routier. "Il y a eu aussi un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée grâce au télétravail", note Serge Alegrezza.

MÊME DANS UNE SOCIÉTÉ RICHE...

Le Statec analyse également le bien-être subjectif et constate que la richesse d'un pays ne suit pas nécessairement la même trajectoire que le bien-être des résidents:

"Là on voit que même dans une société riche, il y a des gens qui s'en sortent moins bien, qui éprouvent des craintes, qui se font des soucis sur les évolutions futures, sur l'évolution de la société et de l'économie. Même dans une société riche, nous pouvons avoir un certain nombre de personnes pour qui ça ne va pas si bien, ou qui au moins l'estiment ainsi."

Ce bien-être subjectif s'est toutefois amélioré entre janvier 2021 et l'été. Selon le Statec, cela tient à la vaccination, au taux de positivité au coronavirus, qui était en baisse à ce moment-là, à l'activité économique et à la vie sociale qui s'étaient pour ainsi dire normalisées l'été dernier.

LES MÉNAGES RÉDUISENT LEURS ÉMISSIONS DE CO2

En 2019 au Luxembourg, les émissions de CO2 des ménages étaient quasiment aussi élevées, que celles du secteur de l'industrie.

"C'est une autre approche. Par exemple, dans l'approche classique, les émissions de CO2 de l'aviation sont écartées et dans notre approche, elles sont intégrées. Cela signifie que c'est une autre vue, mais ce sont toujours les mêmes chiffres. Ce sont par exemple les mêmes qui sont utilisés dans le PNEC (Plan national intégré en matière d'énergie et de climat), pour suivre les objectifs du changement climatique. Ici, les chiffres sont décrits du point de vue des acteurs individuels et on voit par exemple que les ménages ont réduit relativement fort leurs émissions de CO2 ces dernières années", note le directeur du Statec.

Entre 2010 et 2019, la consommation d'énergies renouvelables a augmenté de 90% et les émissions de CO2 des ménages ont reculé de près d'un tiers.

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