Le grand soir pour le CSV"Choisir une tête de liste est un moment très sensible"

Maurice Fick
Le plus grand parti du pays se réunit ce mercredi soir pour désigner sa tête de liste pour les élections législatives. Le président du CSV, Claude Wiseler, répond à (presque) toutes nos questions.
Le CSV désigne sa tête de liste pour 2023
Claude Wiseler, président du CSV, parle du renouveau du parti et de la nouvelle génération avant que le conseil national désigne la tête des liste 2023

La fin du suspens est proche. Paulette Lenert a dit "ok" pour porter l'étendard rouge des socialistes. Xavier Bettel a répété à l'envi qu'il est prêt pour un troisième mandat de Premier ministre (DP), mais qui sera leur grand rival du côté du CSV ? L'ancien ministre des Finances, Luc Frieden ?

La réponse tombera ce mercredi soir après 19h30. Juste avant le conseil national qui validera la tête de liste du parti pour les élections législatives, le président du CSV, Claude Wiseler, répond à nos questions:

Question: Vos objectifs au printemps 2021 étaient de renouveler le parti et de préparer la nouvelle génération pour les élections. Y êtes-vous parvenu?

Réponse: "Oui, je considère avoir réussi à remplir ces deux objectifs. Nous avons beaucoup travaillé là-dessus. Il s'agissait tout d'abord de sortir d'un mauvais moment pour le parti (référence à l'affaire Frank Engel, ndlr). Une année difficile pour nous. Je crois tout de même avoir réussi à calmer le parti et à le réorganiser. Nous avons de nouveaux statuts, une coprésidence, un co-secrétariat général. La réorganisation de la tête du parti, mais également des circonscriptions, des sous-organisations se sont mises en place.

Stéphanie Weydert et Christophe Hansen sont des visages qui représentent l'avenir du parti

Pour le deuxième objectif, celui de rajeunir nos cadres dans le parti, je suis extrêmement satisfait. Il n'y a qu'à regarder notre comité de direction, notre comité national, c'est très très jeune. Et c'est le même phénomène dans les structures du parti ou nos listes pour les élections communales qui sont très rajeunies, diversifiées et féminines".

© Arnaud Serexhe

Q.: Qui incarne aujourd'hui cette nouvelle génération du CSV?

R.: "Ma coprésidente Elisabeth Margue, députée et conseillère communale (à Luxembourg-Ville) est certainement un de ces nouveaux visages d'un nouveau CSV. Ensuite vous avez nos deux secrétaires généraux, Stéphanie Weydert, bourgmestre de Rosport-Mompach, et Christophe Hansen, député européen, qui sont au centre de l'organisation du parti et qui sont des visages qui représentent l'avenir du parti. En tant qu'"ancien", j'ai beaucoup de plaisir à travailler avec ces trois là".

Q.: Selon vous, quelles sont les qualités essentielles que doit avoir le candidat qui représentera le CSV?

R.: "La première chose est qu'il doit rassembler le parti, et en dehors, être rassembleur pour les électeurs. Il doit apporter de la compétence, car nous sommes aujourd'hui en Europe, et au Luxembourg, dans des temps très très difficiles, sans savoir ce que demain nous apportera. Donc la maîtrise de la politique est une compétence évidente. Il faut aussi que le candidat tête de liste puisse représenter la sensibilité qui est nécessaire dans des temps difficiles sur les problèmes sociaux et autres des gens".

Q.: À vos yeux, qui a aujourd'hui les épaules pour devenir Premier ministre?

R.: "Certainement un certain nombre d'hommes et de femmes politiques sont capables d'endosser ce rôle. Mais je crois qu'aujourd'hui n'est pas le temps de parler de noms puisqu'on va avoir un conseil national ce mercredi soir où cette discussion sera être menée. Donc je ne souhaite pas aujourd'hui évoquer les forces et les caractéristiques des uns et des autres. Nous avons des personnalités très fortes, très compétentes, très empathiques dans notre parti".

Q.: Pouvez-vous en citer quelques-unes...

"Honnêtement, choisir un candidat tête de liste pour un parti est un moment très important et très sensible. Pour le parti d'un côté, parce que c'est un enjeu important, mais également pour les gens concernés. Je ne souhaite pas envenimer une discussion que nous avons, pour l'instant, mener en toute simplicité et qu'on va finaliser ce mercredi soir.

Les résultats on les aura... en octobre

La décision sur un candidat tête de liste n'est pas uniquement une décision personnelle. Il s'agit d'avoir, autour de ce candidat, un groupe de personnes qui permette de travailler ensemble, en équipe. Il a fallu mettre cela en place également. Nous sortirons ce soir, je l'espère, avec un candidat tête de liste et avec une équipe qui l'entourera et qui permettra de faire cette campagne électorale dans de bonnes conditions".

Q.: Luc Frieden serait en bonne position pour devenir le numéro 1. Incarne-t-il le renouveau du parti?

R.: "Je ne vais pas sur un candidat, ni sur un autre, discuter s'il incarne ceci ou cela. Ce soir nous aurons un candidat tête de liste. Toutes ces questions-là, le candidat va devoir y répondre lui-même. Le président du parti expliquera ses choix et le pourquoi de sa proposition. La presse et le public estimera si le candidat répond aux critères. Surtout les résultats on les aura... en octobre".

Q.: Que dites-vous de Serge Wilmes qui arrive le mieux placé dans le sondage Politmonitor derrière vous?

R.: "Je trouve que Serge Wilmes fait un très bon boulot en tant que Premier échevin à la Ville de Luxembourg. Et si j'ai bien compris Serge, sera tête de liste pour les élections communales, si la section de Luxembourg le veut bien. Il a mon soutien absolu et complet".

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