Christof Müller"Ceux qui arrivent maintenant d'Ukraine, ont vécu la guerre de très près"

RTL Infos
Jeudi matin, Christof Müller, le responsable du Service "Migrants et réfugiés" de la Croix-Rouge, était l'invité de la rédaction de RTL.

Environ 5.000 personnes, qui ont dû fuir l'Ukraine, ont déposé une demande de protection temporaire au Luxembourg. Plus ou moins la moitié d'entre elles sont hébergées chez des particuliers, les autres dans des structures publiques, a expliqué Christof Müller. Plus la situation dure, plus les gens s'informent pour éventuellement pouvoir être hébergés à plus long terme. Ce ne serait pas simple de dormir chez des amis sur le canapé pendant une longue période. Les petites structures publiques constitueraient une bonne alternative, mais il faudrait voir où il y a de la place.

En moyenne, 15 à 20 personnes arrivent encore chaque jour d'Ukraine. Ce serait nettement moins qu'il y a quelques semaines. Quoi qu'il en soit, nous serions toujours préparés à en accueillir plus. En plus de la structure SHUK pour le primo-accueil, un village de tentes a été mis en place près de la BEI au Kirchberg.

Ce ne serait pas un secret que les structures existantes, qui sont aussi destinées aux personnes originaires d'autres pays tels que la Syrie, l'Afghanistan ou l'Erythrée, sont à plus de 90% de leur capacité, a expliqué Christof Müller. Mais il y aura assez de place pour tout le monde et il ne faudrait pas oublier non plus que des gens issus de nombreux pays différents fuient et arrivent au Luxembourg, en plus de ceux qui ont été contraints de quitter leur pays à cause de la guerre en Ukraine.

Une différence serait constatée entre ceux qui arrivent maintenant d'Ukraine et ceux qui ont fui dès le déclenchement de la guerre. Ceux qui ont quitté maintenant l'Ukraine, ont vécu la guerre de très près. Ils viennent souvent de l'est de l'Ukraine et ils ont dû très vite tout laisser derrière eux parce qu'un corridor humanitaire avait été mis en place.

La part de mineurs arrivés au Luxembourg sans leurs parents, serait plus réduite que ce qui avait été craint au départ. Il s'agirait plutôt de jeunes qui n'arrivent pas totalement seuls, mais avec des parents, comme une tante, ou des amis de la famille.

Pour la Croix-Rouge, il serait particulièrement important de veiller à ce que des mineurs non-accompagnés ne fassent pas de mauvaises rencontres et que, dans leur situation, ils ne soient pas éventuellement exploités. Christof Müller a toutefois affirmé qu'il n'aurait pas encore eu connaissance d'un tel cas, mais qu'il ne faudrait pas perdre de vue cet aspect.

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