
Si la CCDH n'est pas opposée au principe d'une vaccination obligatoire, les conditions ne seraient pas réunies pour un débat serein. Sur une question aussi délicate, qui implique une ingérence dans les droits humains, il faudrait se donner le temps nécessaire et ne pas tomber dans des "considérations de politique politicienne", explique la CCDH dans son courrier à la ministre.
La vaccination obligatoire viendrait en outre trop tard. Au moment où le risque d'être hospitalisé à cause du Covid est réduit avec le variant Omicron, il serait à craindre que l'obligation vaccinale ne trouve pas l'adhésion nécessaire et soit difficile à argumenter.
La Commission demande encore qu'il soit clairement établi ce que les autorités veulent atteindre avec une vaccination obligatoire et que les campagnes de sensibilisation se poursuivent avec une meilleure communication.