
Au procès en appel de l'affaire dite "des montres de luxe", la parole était mercredi à la défense du promoteur immobilier Flavio Becca. Ce fut l'occasion de remarquer à quel point le diable se cache dans les détails.
La difficulté de conserver une vue d'ensemble sur un dossier de plus de 2.000 pièces est apparue. Et ce, aussi bien pour les juges que pour les avocats et même les spectateurs.
Pour la défense, il s'agissait de démontrer que les factures des 319 montres que Flavio Becca avait achetées avec les fonds de sa société Promobe Finance, avaient été émises correctement. Pour un montant d'environ 6,5 millions d'euros. La majorité des achats auraient été comptabilisés dans le compte courant, comme il se doit, a plaidé Maître Lydie Lorang. Seules quelques erreurs auraient été commises, mais elles seraient attribuables au comptable. Ce dernier en aurait assumé la responsabilité.
Il ne serait pas interdit en général d'acheter des montres avec des fonds d'une société et il n'y aurait aucune preuve que son client ait voulu dissimuler quoi que ce soit, a affirmé Maître Hervé Temime. Il aurait déposé à l'Administration des contributions des déclarations correctes pour ses sociétés. En 15 ans, jusqu'à 2019, Flavio Becca et ses sociétés auraient été contrôlés à 86 reprises en tout et rien n'aurait jamais été critiqué.
Dans toute cette affaire, l'avocat parisien ne voit ni volet pénal ni volet fiscal. Il demande donc l'acquittement pur et simple de son client, Flavio Becca. Prochaine audience de ce procès, lundi.
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