JusticeAffaire des montres de luxe: Flavio Becca a témoigné

RTL Infos
Le procès en appel du promoteur immobilier, Flavio Becca, dans l'affaire dite "des montres de luxe", a débuté lundi après-midi.

La première journée du procès en appel de Flavio Becca s’est terminée plus tôt que prévu. Elle s’est achevée au bout de deux heures alors que trois avaient été fixées. Une heure ne suffisait plus à la défense pour commencer sa plaidoirie, toutes les pièces nécessaires n’avaient pas été remises à la partie civile. Avec un clin d’oeil, la juge a remarqué qu’elle avait l’impression que personne ne souhaitait plaider lundi.

Ce n’était pourtant pas l’impression donnée par Flavio Becca 30 minutes avant le début de l’audience, à son arrivée au Palais de justice avec son avocat, Hervé Temime, et d’autres assistants, tirant une grande valise remplie d’actes. Au même moment, la deuxième avocate du promoteur, Maître Lydie Lorang arrivait dans la cour de la Cité judiciaire pour entrer avec eux. Une entrée qui peut faire impression.

La nécessité d’une si grande équipe et d’une telle quantité d’actes s’est révélée au cours de l’audience. Les déclarations de Flavio Becca ont fait comprendre à quel point l’affaire doit être en partie confuse. L’accusé n’avait plus précisément en tête quelle entreprise collaborait dans quoi. La juge a lu à haute voix une liste, pour constater quelques minutes plus tard qu’il était impressionnant de voir à quel point il était un grand collectionneur de montres.

Interrogé, Flavio Becca a expliqué comment il s’était procuré ces montres et qu’elles avaient été achetées à l’étranger pour économiser sur la TVA. Elles auraient été considérées comme des objets spéculatifs et comme un investissement. En première instance, il avait pourtant été poursuivi pour abus de biens sociaux et blanchiment dans cette affaire. Un très grand nombre de ces 842 montres, d’une valeur globale de 18 millions d’euros, ont été saisies lors de perquisitions. Dans quel coffre étaient les montres à ce moment-là et surtout combien y en avait-il précisément qui ont été saisies, il ne le savait pas en détail.

Maître Hervé Temime ne comprend cependant pas comment on pourrait accuser son client de dissimulation de biens. Toutes les transactions auraient été visibles sur le compte courant, et lors de tous les précédents contrôles de l’Administration des contributions, personne n’aurait rien remarqué. Flavio Becca n’a voulu répondre à aucune question à propos de ses comptes, avec l’argument qu’il ne serait pas le comptable et que ce ne serait pas sa charge. Parfois, il serait condamné à des choses dont il n’aurait pas été le seul responsable, a ajouté le promoteur.

Personne n’a souhaité faire de commentaires devant la presse après ce premier jour d’audience. Trois autres journées sont prévues. Le procès se poursuivra mercredi après-midi.

Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL:

De Flavio Becca an 842 Luxusaueren
E Méindeg de Mëtteg goung den Appellsprozess géint de Bau-Promoteur Flavio Becca un.

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