
"Nous devons sortir du pétrin", dit Romain Schmit, le secrétaire général de la Fédérations des artisans. Si les aides cessent cet été, les entreprises devraient avoir la possibilité de fonctionner à nouveau normalement. Le moment serait venu de réfléchir à une fin des restrictions. Dans l'intérêt des entreprises artisanales, mais aussi des salariés qui y travaillent.
"Le Luxembourg. Les administrations, les ministères, le gouvernement. Tout le monde est dans une sorte de phobie Covid. On ne sait tout simplement plus où on va. On a presque l'impression que nous ne voulons plus du tout sortir", ajoute Romain Schmit.
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En tant que patron du groupe Socom, Marc Thein emploie environ 1.130 personnes. "Nous vivons actuellement une situation difficile", estime-t-il. Selon les semaines, 12 à 18 % des salariés sont absents.
Marc Thein explique: "Nous considérons qu'environ un tiers de ceux qui ne sont pas là, sont effectivement positifs. Chez les jeunes employés, dont les enfants sont scolarisés, chacun sait que l'école est un facteur qui véhicule beaucoup le coronavirus. Là nous avons vraiment beaucoup de gens qui doivent rester à la maison en isolement. Mais ils ne sont pas malades. Même s'ils sont positifs, il y a beaucoup de gens qui ne sont vraiment pas malades et qui se demandent, comment puis-je faire quelque-chose. Les employés de bureau peuvent télétravailler. Cela fonctionne. Les gens sur un chantier, ou comme chez nous, dans un atelier, qui fabriquent des tableaux ... ils sont fabriqués ici et pas à la maison."
Dans le bâtiment, on dit généralement "s'il manque le grutier, le chantier ne tourne pas". Ce serait une période compliquée, même pour les équipes qui sont présentes. Elles seraient parfois doublement sollicitées. En tant que patron, Marc Thein ressent aussi que des collaborateurs commencent à perdre le moral.
"On remarque que les gens sont au bout du rouleau. Maintenant nous devons faire quelque chose de très très urgent, car sinon les conséquences de l'isolement, de la quarantaine et tout ce que nous faisons à présent, ce qui était probablement absolument correct il y a un moment, ce sera contreproductif et les gens tomberont ensuite dans d'autres maladiesqui se situeront davantage du côté psychique que du côté physique du coronavirus", selon le patron de Socom.
Le régime 3G aurait pour conséquence que les collaborateurs se sentent contrôlés par leur employeur. "Il est difficile pour les entreprises de faire accepter la politique sanitaire", disent les responsables de la Fédération des artisans.
"Ce qui est beaucoup discuté, c'est l'heure de fermeture obligatoire dans le secteur Horeca. Je crois quece ne serait pas sans importance. Pour le reste, il y a tellement de restrictions partout. Même dans la vie privée. A combien on peut se rassembler? Comment peut-on s'organiser? Etc etc. Je pense que nous devrions revoir tout cela sérieusement et nous demander si nous avons encore besoin de tout cela", ajoute le secrétaire général de la Chambre des métiers.
Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL: