
Parmi les signataires figurent des associations telles que l'ABBL (Association des banques et banquiers Luxembourg) et l'Alfi (Association luxembourgeoise des fonds d'investissement), mais un certain nombre de banques et de compagnies d'assurance ont signé en leur nom propre. Elles s'engagent volontairement à se fixer des objectifs pour faire accéder plus de femmes aux postes de direction et à faire le point chaque année sur leur position en matière d'égalité. La charte est soutenue par le ministère des Finances.
Au début de la semaine, le Statec a noté que dans le monde de la finance, la différence de salaire entre les femmes et les hommes est la plus élevée au Luxembourg avec 23%.
Les concernés considèrent toujours d'un oeil critique l'introduction de quotas contraignants, même si le Forum économique mondial était arrivé l'an dernier à la conclusion que cela prendrait carrément encore un siècle pour atteindre l'égalité entre les sexes. Interviewée par RTL, la ministre des Finances, Yuriko Backes, a dit qu'elle est fondamentalement opposée aux quotas. Il faudrait cependant voir que des objectifs juridiques contraignants peuvent conduire à des progrès plus rapides. Au niveau de l'Union européenne, à partir de 2026, les conseils d'administration des sociétés cotées en bourse devront être composés paritairement. Au Luxembourg, presque personne ne devrait être concerné.