
S'engager bénévolement de manière informelle, c'est aussi aller faire les courses pour le voisin ou arroser les fleurs de la grand-mère.
Parmi ceux qui ne sont pas encore bénévoles, 70% ont indiqué qu'ils voudraient bien s'engager. Des différences ont cependant été remarquées entre les domaines dans lesquels les personnes sont déjà engagées et ceux auxquels s'intéressent les futurs bénévoles.
Actuellement la plupart des bénévoles sont actifs dans le sport, la culture, le domaine social et le domaine scolaire, explique Anne Daems, responsable du bénévolat au ministère de la Famille. La protection des animaux, l'intégration et les loisirs sont des domaines qui intéressent particulièrement les gens, qui n'ont pas encore eu l'occasion de faire du bénévolat. C'est pourquoi le ministère de la Famille voudrait examiner comment élargir l'offre et la rendre plus accessible. Il aurait également été constaté qu'en particulier les résidents étrangers, qui ne sont pas depuis si longtemps au Luxembourg, s'engagent bénévolement en faveur de l'intégration ou voudraient le faire.

L'enquête a aussi révélé que le temps est un facteur important. Les gens croiraient souvent qu'il faut s'engager à long terme et régulièrement. L'enquête aurait pourtant montré que l'engagement pour des situations ponctuelles, comme les inondations ou la tornade il y a quelques années, est le plus important.
Dans les situations de crise, les gens savent qu'ils s'engagent ponctuellement et que ce sera terminé après cette période, toujours d'après Anne Daems. Ce serait aussi important, car ces gens, si le besoin s'en fait sentir, sont plutôt prêts à aider, s'ils ont déjà eu de bonnes expériences avec le bénévolat.
Les autorités voudraient adapter le bénévolat à ces nouveaux résultats, ajoute Anne Daems, responsable de ce volet au ministère de la Famille.
Ces chiffres sont issus d'une enquête récente réalisée par TNS-Ilres pour le ministère de la Famille. Environ 2.000 résidents de plus de 16 ans ont été interrogés fin 2021 pour cette enquête.