
Au Luxembourg, 22 personnes sont "équipés" d'un bracelet électronique de nos jours: 20 hommes et deux femmes, comme le précise la ministre de la Justice dans sa réponse à une question parlementaire du LSAP.
Plusieurs conditions existent pour avoir recours à cette solution, comme par exemple avoir sa résidence au Luxembourg et suivre une formation ou détenir un contrat de travail.
La ministre Elisabeth Margue explique qu'il ne faut pas être qualifié de "dangereux" pour pouvoir porter ce genre de dispositif et être visé par une peine de moins de trois ans.
La décision d'avoir recours au bracelet électronique revient au parquet ou au juge d'instruction en fonction du dossier de l'inculpé.
Deux types de bracelets existent: "l'un utilise les fréquences radio et permet de vérifier si la personne est chez elle ou non, à certaines heures imposées grâce à l'installation d'un appareil à son domicile". L'autre modèle fonctionne à l'aide d'un GPS: "avec ce type de bracelet, on peut suivre la personne à la trace et voir si, par exemple, elle ne se trouve pas dans une zone interdite".
De nos jours, la surveillance de ces personnes se fait depuis la prison. En cas d'une utilisation accrue des modèles GPS, la ministre a déjà indiqué que les autorités devront revoir les modalités de la surveillance car cette dernière demande beaucoup plus de moyens.
En 2024, 49 personnes portaient un bracelet électronique, sept d'entre elles n'avaient pas respecté les heures durant lesquelles elles devaient rester chez elles et ont donc purgé le reste de leur peine en prison.
Les autorités réfléchissent également à l'utilisation d'un bracelet électronique de manière préventive en cas de violences domestiques.