TripartiteLes partenaires sociaux réagissent à l’annonce du Premier ministre

Pit Everling
adapté pour RTL Infos
Pour le président du syndicat LCGB, cette tripartite est la dernière chance de sauver le modèle luxembourgeois. Pour le président de l’UEL, la tripartite devrait se concentrer sur les prix de l’énergie et l’inflation.
Listing Dury Reckinger
© RTL Grafik

L’annonce du Premier ministre Luc Frieden est à saluer sur le principe, estime le front syndical. L’OGBL et le LCGB participeront évidemment à la tripartite, a déclaré le président du LCGB, Patrick Dury. Après tout, ce format à trois est réclamé depuis longtemps.

Il faut constater que, jusqu’à présent, le dialogue social avec ce gouvernement n’a donné aucun résultat. La tripartite annoncée constitue donc désormais "la dernière chance de maintenir en vie le modèle luxembourgeois".

Il est essentiel que ces réunions soient bien préparées. Les thèmes qui tiennent particulièrement à cœur aux syndicats sont le pouvoir d’achat, le salaire minimum, le travail sur plateformes et le maintien dans l’emploi. Pour le reste, les syndicats restent prudents. Il ne faudrait pas anticiper les discussions dès maintenant, selon Patrick Dury, qui, dans cet esprit, ne fixe pas non plus de lignes rouges.

Il reste cependant acquis que des actions syndicales seront présentées le 1er mai, qui sont la conséquence de l’échec des discussions sur le salaire minimum.

Le patronat a un autre point de vue

 Le président de l’Union des entreprises luxembourgeoises, Michel Reckinger, n’est pas d’avis que la tripartite soit le lieu approprié pour discuter d’autres sujets, comme par exemple le salaire minimum ou le travail sur plateformes.

"Si les syndicats souhaitent aborder ces thèmes, ils devraient revenir dans les instances prévues à cet effet", a déclaré Michel Reckinger lors d’une interview accordée à RTL.
Il s’agit ici d’ "un cadre exceptionnel et d’une crise que personne n’avait anticipée". La tripartite devrait se concentrer sur les prix de l’énergie et sur l’inflation, selon l’UEL.
Le patronat ne pose pas de revendications concrètes. Il attend désormais les chiffres du Statec, sur la base desquels la discussion devrait avoir lieu. Il faudrait aussi se donner le temps nécessaire, selon Michel Reckinger.

Michel Reckinger ne partage pas l’avis de Patrick Dury selon lequel cette tripartite constitue la dernière chance pour le dialogue social luxembourgeois. Il dit "ne pas se sentir aussi important que Patrick Dury se sent peut‑être". Il s’agit ici avant tout de résoudre une crise. 

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