
Le projet de loi correspondant a été examiné mercredi par la Commission parlementaire des Finances et du Budget.
D'une part, l'Etat luxembourgeois va contribuer à hauteur de 77 millions d'euros via l'instrument provisoire européen „SURE“, qui met jusqu'à 100 milliards d'euros à disposition des Etats membres afin de les aider à financer des mesures contre le chômage.
D'autre part, 33 millions d'euros concernent un programme de prêts destinés aux PME et géré par la Banque européenne d’investissement, d’un volume total de 200 milliards d’euros.
Ces deux garanties s'élèvent à 110 millions d'euros, mais, afin de procurer une marge au gouvernement, la Chambre va donner son autorisation pour un montant de 150 millions, a expliqué le député DP André Bauler, qui est président de la Commission des Finances et du Budget. Selon lui, l'impact de ces garanties sur le budget de l'Etat sera plutôt limité, car les destinataires des garanties sont des Etats.
En ce qui concerne le Mécanisme de stabilité européen, qui est aussi mobilisé face aux conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, le Luxembourg n'aura pas besoin de fournir de garanties supplémentaires, car le capital a été versé lors de sa constitution. Ce Mécanisme prévoit des lignes de crédit à hauteur de 240 milliards d’euros pour les États membres, qui connaissent des difficultés budgétaires.