
En 2023, la police grand-ducale a procédé à 1.057 interventions pour violence domestique, un chiffre en progression de 7,5%. Le nombre d’expulsions est en revanche restée stable à 246.
La police explique ces résultats par le fait que le public est plus sensibilisé et par conséquent, les victimes appellent la police plus tôt. De même les voisins, les amis contactent davantage la police en cas de soupçon de violence domestique, même si cela ne signifie pas toujours que la situation nécessite qu’une expulsion soit prononcée.
Une expulsion signifie qu’après analyse de la situation, le procureur d’Etat prend la décision d’expulser l’auteur des violences de son domicile pour une durée minimale de 14 jours. Si la personne rentre chez elle au cours de ce laps de temps, cela constitue une infraction pénale.
90% des expulsions concernent des hommes. En cas de violences réciproques, c’est le procureur qui décide au cas par cas qui doit quitter le domicile conjugal. Une expulsion est prononcée s’il existe un danger pour la vie ou l’intégrité physique de la victime. Dans une grande partie des cas, il s’agit de coups et blessures, voire de menaces de mort.