
Invitée sur le plateau de BFMTV, la Première ministre française a affirmé qu’imposer les 110 km/h aux Français n’était “pas la bonne voie” lundi. L’idée avait gagné en popularité depuis la fin du mois d’octobre lorsqu’elle a été suggérée par des personnalités dont Yann Arthius-Bertrand et Cyril Dion.
“Quand on passe de 130 km/h à 110, on réduit de 20% sa consommation. De là à l’imposer aux Français, je pense que ce n’est pas la bonne voie” a-t-elle déclaré lundi. La Première ministre a évoqué les “contraintes de temps” des automobilistes et a affirmé que l’on ne pouvait “pas fonctionner à coups d’interdictions”.
Elisabeth Borne a souligné l’importance “d’informer” le public des économies qui peuvent être faites mais s’est prononcée contre des “mesures contraignantes” telles que de nouvelles limitations de vitesse. Elle a rappelé le rôle de l’Etat, des collectivités et des entreprises dans le cadre de la politique de sobriété: “C’est à nous de prendre cette responsabilité sans renvoyer tout sur les Françaises et les Français.”