Enquête et bouchons sur l'A31Qu'a-t-on demandé aux automobilistes, lundi?

Raphaël Ferber
Une enquête a été menée sur l'A31 en début de semaine, générant des bouchons durant toute la journée. Celle-ci était liée au projet d'A31 bis notamment.
© Domingos Oliveira

Souvenez-vous: lundi, l’A31 et l’A3 ont été très encombrées du matin jusqu’au soir, autant vers le Luxembourg que vers la Lorraine. Si l’on en connaissait les raisons, à savoir une opération menée avec la police et liée au projet d’A31 bis, et qui a fortement ralenti le trafic, la préfecture de Moselle nous a apporté quelques détails.

Celle-ci nous a confirmé qu’il s’agissait d’une enquête de circulation s’inscrivant dans le cadre d’une vaste opération régionale de collecte de données “trafic et mobilité”, réalisée par la DREAL Grand Est (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement).

“DE NOUVELLES ENQUÊTES NÉCESSAIRES”

“Afin d’alimenter cette étude et connaître la nature du trafic sur le sillon mosellan, en particulier pour les études du projet A31bis en cours mais aussi de manière générale pour l’ensemble des projets futurs concernant la mobilité, de nouvelles enquêtes de circulation sont apparues nécessaires” nous a répondu la préfecture de Moselle. Les dernières grandes enquêtes réalisées à ce titre “ont plus d’une dizaine d’années” et “il est nécessaire de tenir compte au mieux des évolutions des pratiques de mobilité” a ajouté la préfecture.

Si “un travail important a été réalisé en amont avec les forces de l’ordre et les exploitants routiers pour permettre à ces enquêtes de se dérouler dans les meilleures conditions possibles, en limitant la gêne à l’usager et la congestion du trafic”, rappelons tout de même que le trafic a été fortement perturbé le matin, dans le sens Luxembourg - Thionville, puis l’après-midi dans le sens inverse. On a ainsi relevé 15 kilomètres de ralentissement alors que des frontaliers curieux, sur le chemin du retour, levait le pied pour observer la scène.

QU’A T-ON DEMANDÉ AUX AUTOMOBILISTES?

Arrêtés sur l’autoroute, les automobilistes ont dû se soumettre à de brefs entretiens, dont le mode de fonctionnement peut se détailler en trois points:

- l’enquêteur a noté les caractéristiques du véhicule (Voiture/utilitaire/poids lourd..., sa nationalité et son département pour les véhicules français)

- le conducteur du véhicule à l’arrêt a été interrogé par un enquêteur sur son lieu d’origine et son lieu de destination ainsi que sur le motif de ces deux lieux (domicile, travail, achat, loisir...)

- pour les poids lourds le conducteur a été également questionné sur la nature de la marchandise transportée

“Cette connaissance qualitative des déplacements (...) permettra de consolider des modèles de déplacements afin de mieux connaître les dynamiques actuelles et d’anticiper les évolutions futures”, a commenté la préfecture de Moselle.Les études et documents qui seront communiqués sur le projet A31bis dans les prochaines années prendront en compte ces données actualisées.”

La préfecture ne nous a pas précisé si une autre enquête de cette nature était prévue sur l’A31.

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