
Les habitants de l’agglomération de Thionville et les frontaliers vont en entendre parler encore un moment. Pendant deux mois et demi, le projet d’A31bis va faire l’objet de discussions entre les élus, les riverains et l’État. Avec pour objectif de trouver une solution pour construire le contournement de Thionville et créer la 3e voie de l’A31.
Depuis plusieurs années, c’est le principal point d’accrochage sur la partie nord du projet, entre Richemont et le Luxembourg: où créer les nouvelles voies?
“Entre le nord de Thionville et la frontière luxembourgeoise, l’élargissement de l’autoroute existante à 2x3 voies est prévu sur 12,4 kilomètres” détaille le site de la concertation. Avec, en complément, la transformation de la bande d’arrêt d’urgence en voie réservée aux transports en commun.
Au nord de Thionville, l’élargissement à trois voies est clair. Mais la raison de cette série de rencontres, c’est le contournement sud de Thionville. Un nouveau tronçon d’autoroute à 2x2 voies est envisagé. Mais trois ans après la précédente concertation, qui n’a pas permis de choisir une variante plutôt qu’une autre, l’État français doit trouver où faire passer cette portion d’autoroute.
Puisque le tracé actuel ne peut pas être élargi, l’A31 bis doit voir le jour ailleurs que sur son parcours existant.
Durant les prochaines réunions, organisées par la préfecture de la Moselle et la Dreal, quatre tracés seront à l’étude. Trois suggèrent la construction d’un tunnel (profond ou de surface) sous Florange. Il connecterait l’A30 et l’A31. Cette option permettrait aussi de mieux desservir la vallée de la Fensch.
Un autre évoque la création d’un viaduc près d’Illange, juste en-dessous de Terville. Mais il serait très proche de l’A31 telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Sans oublier l’épineuse question du financement du projet, prévu grâce à un péage et une mise en concession. Faisant craindre un surcoût quotidien pour les frontaliers et un report sur le réseau secondaire. Une discussion à part entière y sera consacrée le 12 décembre.
Il faudra attendre février pour que la Dreal fasse “un bilan des échanges” puis poursuive ses études pour donner vie à l’A31 bis.
Sauf qu’il y a urgence: malgré une accalmie de quelques mois pendant la crise du coronavirus, l’autoroute est saturée. Une situation difficile pour les habitués de l’A31, qui affronteront dix années de travaux, repoussant la mise en service de la 3e voie bien après celle en chantier côté luxembourgeois.
Les dates de la concertation: