Carburants en FranceL'essence se vend toujours moins cher, le gazole à la traîne

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Les prix moyens des carburants routiers vendus dans les stations-service de France ont connu encore un fort recul la semaine dernière, atteignant pour le SP 95-E10 la barre symbolique des 1,50 euro... Mais pour le gazole, le recule est plus timide. Voici pourquoi.
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Depuis le 1er septembre, date de la nouvelle remise sur les prix des carburants, faire son plein en France est devenu (un peu) moins douloureux.

Le supercarburant sans plomb 95-E10 a atteint la barre symbolique de 1,50 euro, soit un recul de 4,2 centimes par rapport à la semaine précédente, selon des chiffres arrêtés vendredi et communiqués par le ministère de la Transition écologique.

Le prix du SP 95-E10 retrouve ainsi des niveaux de mai 2021, quand le pays sortait du troisième confinement de la crise du Covid.

Le gazole se vendait en moyenne 1,7547 euro, soit 2,5 centimes de moins que la semaine précédente.

Ces prix tiennent compte de la ristourne mise en place par le gouvernement, qui a été relevée le 1er septembre de 18 à 30 centimes par litre à la pompe (en France continentale). Ils évoluent dans un contexte très volatil.

Dès la mise en place de cette ristourne, des prix plus attractifs en France qu’au Luxembourg ont rapidement été constatés. Ce qui a entraîné une ruée des clients vers les stations les moins chères, et une pénurie dans plusieurs d’entre elles.

Rappelons qu’actuellement, au Luxembourg, le prix du SP95 s’affiche à 1,586 euro/l, celui du SP98 à 1,831 euro/l, et le diesel à 1,877 euro/l.

POURQUOI LE GAZOLE EST-IL PLUS CHER?

Après une période de baisse au début de l’été, le gazole en particulier a de nouveau augmenté depuis la mi-août, en raison notamment de la mise en place progressive de l’embargo européen sur les produits pétroliers russes.

L’Europe doit trouver d’autres sources pour le gazole, qu’elle ne produit pas en quantité suffisante, ce qui entraîne un surcoût.

De manière générale, les cours du pétrole restent très élevés, dopés par la reprise post-Covid, la limitation de l’offre de grands producteurs et les conséquences de la guerre en Ukraine.

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