Les effectifs de la CRS autoroutière Lorraine-Alsace ont participé à une opération de contrôle menée aujourd’hui dans tout le Grand Est. L’accent a été mis sur ce que le langage administratif appelle les “distracteurs de conduite”.
Dans les faits c’est essentiellement l’usage du téléphone au volant qui est visé. Présente durant l’exercice, la directrice de cabinet du préfet de Moselle, Parvine Lacombe rappelle que: “En Moselle, on a eu 10 décès sur les routes depuis le début de l’année, 2 étaient imputables au téléphone portable”.
C’est pourtant un comportement qui reste fréquent parmi les conducteurs. Ils sont 35 % qui avouent se servir de leurs mobiles en roulant et même 68% chez les plus jeunes. Avec une perte de la concentration sur la route.
Une réalité qui n’échappe pas au représentant de la loi. Le capitaine Jean-Christophe Scherrer, qui supervisait l’opération témoigne de son expérience, “Lors d’un contrôle, un automobiliste a mis une vingtaine de secondes à réaliser que je roulais à côté de lui avec ma moto”.
Pour lutter contre cette tendance, Parvine Lacombe annonce que l’usage du téléphone devrait bientôt devenir une “circonstance aggravante” dans les décisions de retrait de permis.
La dizaine d’hommes du PC autoroutier de Moulins-lès-Metz impliqués dans cette opération ont procédé à une trentaine de verbalisations, dont 15 pour usage du portable. Dans le nombre, une conductrice s’est distinguée.
Elle roulait téléphone à la main, sans permis ni assurance et en récidive pour la troisième fois de ces deux dernières infractions. En plus, de l’amende forfaitaire de 135€ et du retrait de 3 points, elle risque une lourde sanction pécuniaire et un passage au tribunal.