
Une femme a été gravement blessée par son conjoint jeudi après-midi en pleine rue à Metz, l’homme ayant ensuite tenté de se suicider, a-t-on appris de sources concordantes. La mort cérébrale de l’homme a été confirmée ce vendredi matin, après l’intervention des secours.
Samedi, une source proche du dossier a confirmé que le pronostic vital de la victime n’était plus engagé.
Le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri, a tenu ce vendredi après-midi une conférence de presse sur cette “tentative d’homicide volontaire par conjoint commise le jeudi 3 juin 2021 à Metz”. Il était accompagné de Michel Klein, directeur départemental de la sécurité publique de la Moselle, en charge de l’enquête.
Il a été confirmé qu’”Un homme a tenté d’assassiner sa femme avec laquelle il est en instance de divorce et en contentieux sur les enfants” sur un boulevard du quartier de Borny. Les faits se sont déroulés en début d’après-midi devant l’un des enfants et devant plusieurs passants, ce qui a créé un certain traumatisme dans le quartier”.
Une “course-poursuite” a débuté au pied de l’immeuble dans lequel vit la victime, où l’homme l’attendait. Il l’a ensuite pourchassée, puis frappée sur un parking à quelques mètres de l’immeuble avant de sortir une arme et de tirer froidement:
“Il l’a attaquée à l’arme à feu, a tiré plusieurs coups, avec une arme de petit calibre, et l’a blessée grièvement”, avant de “retourner l’arme contre lui et de se tirer une balle dans la tête”, a-t-il poursuivi.
C’est l’arrivée rapide de la police sur les lieux du drame qui a permis de garder la victime en vie en lui prodiguant les premiers soins quelques secondes après les coups de feu. Un témoin avait alerté les autorités “4 à 5 minutes” avant que l’homme ne tire sur son ex-femme.
Le procureur de la République de Metz a également précisé que les personnes qui ont relayé les vidéos des coups de feu, notamment sur les réseaux sociaux comme Twitter, seront poursuivies.
Selon le Républicain lorrain, le couple était en cours de séparation et a trois enfants âgés de 8 à 14 ans. La femme avait déposé une première plainte pour violences de la part de son conjoint il y a sept ans.
Selon France Bleu Lorraine Nord, la femme est âgée de 46 ans et l’homme de 48 ans.
Cette tentative d’homicide par conjoint intervient quelques jours après un autre féminicide en pleine rue en Moselle. Un réfugié politique serbe de 23 ans avait tué le 25 mai sa compagne de 22 ans de plusieurs coups de couteau en pleine rue de Hayange.
Selon le collectif “Féminicides par compagnons ou ex”, 48 féminicides ont déjà été recensés en 2021. En 2020, 90 féminicides ont été recensés par le ministère de l’Intérieur, contre 146 l’année précédente.
Le jeune homme soupçonné d’avoir tué de plusieurs coups de couteau en pleine rue à Hayange sa compagne de 22 ans a été mis en examen et écroué mercredi, alors que le gouvernement a lancé une mission d’inspection pour faire “toute la lumière” sur ce drame.
Ce réfugié politique serbe de 23 ans a été mis en examen pour “homicide par conjoint” et placé en détention, a indiqué à l’AFP le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri
Une femme d’une quarantaine d’années, chez qui le suspect avait été interpellé lundi quelques heures après le drame, a été mise en examen pour “soustraction d’un criminel à l’arrestation ou au recherches” et placée sous contrôle judiciaire, a ajouté le magistrat.
Après s’être concerté avec Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, et Eric Dupond-Moretti, garde des Sceaux, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé plus tôt sur Twitter l’ouverture d’une “mission d’inspection de fonctionnement pour faire toute la lumière suite au terrible féminicide d’Hayange”.
L’Inspection générale de l’administration et l’Inspection générale de la justice devront déterminer les circonstances qui ont conduit au décès, dans la nuit de dimanche à lundi, de Stéphanie, une jeune femme de 22 ans poignardée à plusieurs reprises en pleine rue à Hayange (Moselle).