
En huit mois, la situation s’est inversée. Fin mars, le Grand Est était la région la plus touchée par la pandémie en France avec près de 780 lits de réanimation occupés dans ses centres hospitaliers. Onze patients lourdement impactés avaient été transférés vers le Luxembourg mais aussi vers l’Allemagne et d’autres régions françaises, comme la Nouvelle-Aquitaine, plutôt épargnées.
Cette fois, le ministère de la Santé et des solidarités a demandé à l’ARS Grand Est de prêter main forte à la région Auvergne Rhône-Alpes en difficulté. Le mot d’ordre: “La solidarité nationale est primordiale pour apporter le soutiennécessaire pour faire face à l’épidémie de Covid-19”.
Depuis ce jeudi, dix patients sont accueillis dans les services de réanimation: 6 patients à Nancy et 4 patients à Strasbourg.
L’Agence régionale de Santé assure que l’organisation territoriale en place permet “pour l’instant” au Grand Est d’accueillir des patients covid-19 “en toute sécurité et avec la prudence nécessaire” face à l’évolution de l’épidémie.
Malgré une situation préoccupante (445 nouveaux cas pour 100.000 habitants), le Grand Est fait preuve de solidarité, comme l’avaient fait les autres régions et partenaires européens lors de la première vague en accueillant 330 patients au total.
En Auvergne-Rhône-Alpes, les indicateurs sont toujours à la hausse. C’est aujourd’hui la région la plus impactée par la 2e vague. Le taux d’incidence y est de 866 pour 100.000 habitants. La région dénombre 5.888 patients hospitalisés dont 717 en réanimation ou soins intensifs.