Défilés contre le pass sanitaire en FranceDes tensions dans la manifestation à Paris

RTL Infos
La situation s'est tendue quelque peu dans la capitale en fin d'après midi place de la Bastille, après l'arrivée du principal cortège contre le pass sanitaire, les policiers répliquant avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau aux jets de projectiles des derniers manifestants.
Des tensions dans la manifestation à Paris
La situation s’est tendue à Paris, dans les manifestations contre le pass sanitaire.

Des manifestations rassemblent de nouveaux samedi des dizaines de milliers d’opposants à l’extension du pass sanitaire dans de nombreuses villes de France, au nom de la “liberté”, pour le troisième week-end consécutif.
Les manifestations auraient rassemblé plus de 200.000 personnes selon le Ministère de l’Intérieur.

À Paris, une manifestation de plusieurs milliers de personnes est partie du métro Villiers (XVIIe) à 14H00 vers la place de la Bastille (XIe), émaillée de heurts avec les forces de l’ordre. Vers 16h, la tension est montée à proximité de la place de la République, où la police répondait avec des lacrymogènes aux jets de projectiles de manifestants, criant “non à la dictature”.

À Metz, les manifestants sont partis de la place de République à 14h30, pour défiler dans les rues du centre-ville. Ils étaient environ 3000, contre 3200 samedi dernier d’après nos confrères du Républicain Lorrain.

À Strasbourg, 3.200 personnes, selon la police, défilaient dans le centre ville, sans débordements et en présence de la député ex-LREM Martine Wonner.
Regroupée autour des mots-dièses #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l’opposition aux mesures gouvernementales fédère des manifestants anti-pass sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement, aux revendications protéiformes.

DES JOURNALISTES PRIS À PARTIE

Une équipe de l’AFP a été prise à partie lors d’une manifestation contre le pass sanitaire organisée samedi à Paris à l’appel du président des Patriotes Florian Philippot, devenant la cible de crachats et d’injures, ont indiqué ces journalistes.
Chargées de couvrir le rassemblement au départ de Montparnasse (sud de Paris), deux journalistes reporter d’images (JRI) ont d’abord réalisé sans encombre des interviews. La situation s’est tendue au moment du départ du cortège, ont-elles raconté.

On était dans le carré de tête. Des cris, notamment +AFP Enculés+ ont commencé à fuser”, mais “tant que nous étions dans le carré, on se sentait plus ou moins protégées par le service de sécurité des organisateurs”, ont-elles précisé.
Elles ont décidé de se mettre sur un banc pour filmer le début de la marche. C’est alors qu’”un homme a fait un doigt d’honneur à la caméra, trois ou quatre autres sont montés sur le banc pour nous empêcher de filmer” et un autre encore “a craché sur les jambes” d’une des reporters, a déclaré l’une d’elle.

L’AFP a décidé de suspendre sa couverture en images de ce rassemblement.
Lors d’un précédent rassemblement d’opposants au pass sanitaire, le 22 juillet devant le Sénat à Paris, des journalistes de BFMTV avaient été insultés et menacés physiquement par des manifestants. Les violences avaient été évitées grâce à deux agents de sécurité de la chaîne, selon l’un des journalistes présents. L’équipe avait renoncé à couvrir cette manifestation, et la chaîne avait annoncé ensuite qu’elle allait porter plainte.

TERREUR SANITAIRE

Dans les cortèges, où figurent également de nombreux “gilets jaunes”, les manifestants brandissent des pancartes “Macron dégage”, “terreur sanitaire”, “non au pass”, “non à la dictature sanitaire”.
Le pass sanitaire a été adopté définitivement dimanche soir, après six jours de débats houleux au Parlement.

Déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet, son extension pour les cafés, foires, salons, restaurants et trains est prévue le 9 août. Entre temps, le Conseil constitutionnel rendra sa décision sur la loi le 5 août.
De nouveaux confinements sont mis en place ce week-end en Martinique et à la Réunion, deux territoires où la couverture vaccinale est faible et le taux d’incidence augmente fortement.

À la Réunion, deux cortèges ont rassemblé des milliers de manifestants samedi, dont un marqué par des échanges de pierres et de lacrymogène à Saint-Denis.
Trois premiers patients hospitalisés en raison du Covid-19 en Martinique, où les services hospitaliers sont saturés, doivent être transférés samedi vers Paris par un vol médicalisé.

En métropole, l’épidémie flambe notamment dans les départements touristiques et des mesures sanitaires ont été introduites à l’échelle départementale.
Les personnes non vaccinées contre le Covid-19 représentent environ 85% des malades hospitalisés en France, y compris en réanimation, et 78% des décès dus au virus, selon une étude publiée vendredi.
La France a dépassé mardi soir le seuil de 50% de sa population entièrement vaccinée, un niveau toutefois encore éloigné du seuil d’immunité collective évalué à environ 90% avec le nouveau variant Delta.

Selon les résultats d’une étude Harris Interactive pour LCI réalisée fin juillet et publiée vendredi, 4 Français sur 10 déclarent soutenir les manifestations contre le pass sanitaire.
Parmi les Français qui soutiennent les rassemblements, 65% justifient leur soutien par “l’impression de se voir imposer ce qu’ils doivent faire, de ne pas avoir le choix”.
D’après un autre sondage Ipsos-Sopra Steria pour franceinfo et Le Parisien du 16 juillet, 62% des Français se disaient favorables au pass sanitaire pour entrer dans les lieux publics et 69% à la vaccination obligatoire pour les soignants.

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