"Vous n'allez pas faire pipi dans votre culotte"Des propos sexistes qui choquent au conseil municipal de Metz

RTL Infos
Les propos sexistes du premier adjoint au maire de la ville de Metz ont provoqué la colère de l'opposition et de plusieurs élus français.
© Capture d’écran Youtube/ Ville de Metz

Les propos de Khalifé Khalifé, premier adjoint au maire de la Ville de Metz, lors du conseil municipal du 29 septembre, ont provoqué la colère des élues de l’opposition.

Le conseiller remplaçait François Grosdidier, victime d’un AVC d’après le HuffingtonPost, et n’a pas bronché lorsqu’on lui a reproché ses propos sexistes.

Madame Picard, vous n’allez pas faire pipi dans votre culotte devant tout le monde? Vous m’inquiétez là...” avait-il asséné à l’élue PS, Charlotte Picard.

Une remarque qui n’a évidemment pas plu à l’intéressée. Elle a répondu en affirmant que son expression était “tout à fait irrespectueuse”.

“J’attends des excuses” a-t-elle ajouté quelques instants plus tard. Ce à quoi Khalifé Khalifé a répondu sur un ton narquois : “Vous m’excusez mais elle tombait tellement bien que...

La réponse du premier conseiller du maire de la ville a provoqué la colère d’une élue écolo, Marina Verronneau qui est intervenue. “C’est infantilisant et c’est rabaissant. Et vous avez le culot de renchérir sur le fait que cette expression est tombée à point nommé”, a-t-elle déclaré.

Alors même que la jeune représentante se disait “choquée”, le conseiller n’a pas hésité à lui répondre “écoutez ça se soigne”. Le dérapage de trop pour l’élue qui a suggéré à ses collègues de “se lever et de se casser”.

Khalifé Khalifé a réagi à cela en lâchant un “c’est parfait, on finira plus tôt”. Le conseil municipal aurait continué ses débats malgré ces échanges et le départ de plusieurs élus municipaux.

La sortie du conseiller municipal a d’ores et déjà fait réagir le président du groupe des députés socialistes à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud. “Mysogine et infantilisant. Soutien à Charlotte Picard et à toutes les élues d’opposition qui demandent du respect” a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.

Dans un communiqué, la fédération de la Moselle a, elle aussi, apporté son soutien à l’élue visée par les remarques du conseiller municipal. “En politique ou ailleurs, comme toutes les formes de discrimination, les propos sexistes n’ont pas leur place.Si notre camarade Charlotte s’était prénommée Charles, jamais elle n’aurait subi de tels commentaires” peut-on lire.

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