
“Tous les vols” opérés par ces deux compagnies du premier groupe européen de transport aérien éponyme Lufthansa “au départ des aéroports de Francfort et de Munich”, les deux principaux du pays, “seront touchés”, affirme le syndicat dans un communiqué diffusé mercredi.
Selon Harry Jaeger, chef négociateur du syndicat, la direction n’a pas progressé, “bien au contraire”, dans les échanges sur les sujets-clés de “la surcharge de travail”, d’une “meilleure prévisibilité” et de “l’allongement des délais de préavis”.
“Les négociations sont arrivées à un échec”, résume le syndicat qui indique que la très grande majorité du personnel consulté (94%) a voté en faveur de cette grève.
Or, Lufthansa a déjà souffert depuis le début d’année de plusieurs grèves.
Le 12 février, près de 800 vols avaient dû être annulés chez la compagnie principale Lufthansa, la filiale Lufthansa CityLine et la branche de fret Lufthansa Cargo, affectant environ 100.000 passagers.
Cette journée d’action combinait une grève des pilotes, en conflit pour leur retraite d’entreprise, à une grève d’avertissement du personnel de cabine dans la filiale CityLine, spécialisée dans les vols européens et menacée de fermeture.
Un mois plus tard, une nouvelle grève des pilotes, cette-fois sur deux jours, ont affecté près de la moitié des vols, selon le groupe.
Le nouvel appel à la grève survient au retour des vacances de Pâques pour la majorité des régions allemandes.
Il était encore trop tôt ce jeudi matin pour confirmer ou non l’annulation de certains vols entre Luxembourg et les deux principaux hubs allemands. Pour le moment, la grève n’aurait aucune incidence sur ces liaisons, une information qui pourra évidemment encore évoluer d’ici à vendredi.