En Belgique20% de vaccins en plus grâce à des seringues anti-gaspillage

RTL Infos
Dans une maison de retraite bruxelloise, les résidents sont vaccinés contre le Covid-19 avec des seringues permettant d'extraire six doses au lieu de cinq d'une même fiole de vaccin.
Des seringues anti-gaspillage en Belgique
Des seringues permettant d’extraire six doses au lieu de cinq d’une même fiole de vaccin, soit 20% de vaccin en plus.

À la Résidence Christalain, dans la capitale Belge, on chasse le gaspillage du précieux vaccin grâce à des seringues un peu spéciales.
Au départ on nous avait dit que dans un flacon on pouvait faire cinq doses, maintenant on a des instructions selon lesquelles on peut en faire six, donc on a reçu plus de vaccin que nécessaire”, explique Shirley Doyen, infirmière en chef dans cette “maison de repos” où le vaccin Pfizer-BioNTech a été livré mardi.

Je pourrais presque faire sept doses” assure-t-elle, en montrant les seringues d’un millilitre qui permettent de ne pas gaspiller le précieux liquide. La sixième dose permet selon l’Agence européenne des médicaments (EMA) de vacciner 20% de personnes en plus.
Dans une seringue classique, quand le piston est tout droit, vous perdez tout le liquide qui se trouve dans le bout de la seringue et dans l’aiguille”, décrit-elle. “Alors qu’ici le piston va pousser jusqu’au bout et il ne restera qu’un peu de liquide dans l’aiguille, donc vous êtes beaucoup plus précis”.

La maison de retraite ayant commandé le nombre de vaccins dont elle avait besoin en comptant cinq doses par flacon, elle “se retrouve avec vingt doses en plus”. “On nous a demandé de les donner aux pompiers volontaires”, poursuit l’infirmière. Et “si on a un résident qui à la dernière minute change d’avis, on a assez de doses”, se réjouit-elle.

PEUR DES AIGUILLES

Le médecin en charge d’administrer le vaccin, Michel Roth, juge aussi que “ce serait dommage de perdre du vaccin pour une question de matériel”, “quand on sait que les doses sont fort recherchées”.

Ce serait l’idéal d’avoir ces seringues pour tout le monde

juge le praticien, qui les utilise pour la première fois. En deux heures, une centaine de personnes ont été vaccinées à la maison de retraite. “On a eu plusieurs réunions de préparation avant, pour leur expliquer, les mettre en condition, donc au moment de faire le vaccin il n’y a plus aucun souci, juste la peur des aiguilles pour certains”, constate le médecin.

L’une des résidentes, Louise van Bockstael, dit n’avoir “rien senti” au moment de la piqûre mais avoue qu’au départ, elle ne voulait pas se faire vacciner. C’est Mme Doyen qui l’a convaincue: “Elle a dit, faites-le pour vos petits-enfants. Comme j’en ai dix arrière et cinq petits...”. “Il y a combien de mois que je ne les ai plus vus”, se lamente-t-elle.
Même hâte de revoir sa famille pour Justine Buzzi, 94 ans, qui a, elle, “toujours voulu se faire vacciner”, afin de pouvoir sortir davantage et “marcher”, ce qu’elle aime faire.
Un autre résident, Marc Parmentier, lui, reste réfractaire au vaccin. “C’est quelque chose de nouveau”, justifie cet homme qui attend de “voir si c’est vraiment nécessaire”, et n’exclut pas de changer d’avis dans deux, trois mois.

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