
Vous l’avez sûrement constaté: en matière de consommation de carburant, les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas. Ainsi, en hiver, la jauge de votre automobile descend plus vite qu’en été (ou lors des printemps chaleureux!)
Le constater, c’est une chose, mais l’expliquer, c’en est une autre! Comme l’explique le Républicain Lorrain dans un récent article, on peut l’imputer à au moins 4 facteurs:
Un moteur thermique ne consomme pas que de l’essence: il avale aussi beaucoup d’air! Il est en effet conçu pour brûler un mélange très précis d’air et d’essence. Or, en hiver, l’air et le carburant sont plus denses, faisant aussi augmenter la consommation. “Quand la température passe de 25 à 5°C, on estime la différence de consommation à environ 20% en faveur de l’été” écrit le RL.
La densité de l’air en hiver entraîne aussi une hausse de la résistance aérodynamique. Bref, il faudra plus d’énergie pour avancer à la même vitesse qu’en été. Et la vitesse moyenne du vent plus élevée en hiver augmente mécaniquement la consommation de votre véhicule (oui, sauf quand vous avez le vent dans le dos...)
Pluie, neige, verglas, boue, sel... Inutile de vous faire un dessin: en hiver, les conditions routières sont souvent dégradées, ce qui peut faire “augmenter la consommation de votre véhicule entre 10 et 30%.”
En hiver on utilise davantage d’accessoires qui utilisent le système électrique du véhicule. Par exemple le chauffage, le dégivrage, les phares à cause du manque de visibilité, les lumières intérieures, les sièges et les miroirs chauffants. Mis bout à bout, ces équipements vont consommer de l’énergie, donc solliciter le moteur et consommer du carburant.