
Une question agite la presse française en cette période de vacances. Le président de la République, Emmanuel Macron doit-il traverser un petit bout du Luxembourg pour se rendre au fort de Brégançon, la résidence estivale des présidents français?
Institué demeure officielle par de Gaulle - qui n’y dormit qu’une nuit! - le Fort de Brégançon se dresse sur une presqu’île rocheuse, au bout d’une route noyée dans les pins, et encadré de discrètes propriétés dont celle du Duché du Luxembourg.
Or, la seule route praticable pour s’y rendre passe par la Tour Sarrazine, résidence d’été de la famille grand-ducale depuis 1950. Et la propriété bénéficierait d’un statut d’extraterritorialité accordé par le général de Gaulle en signe de remerciement à l’égard de la grande-duchesse Charlotte. L’anecdote est révélée dans l’ouvrage de Guillaume Daret, journaliste politique de France 2 (Le fort de Brégançon, éditions de L’Observatoire).

Une borne «L» (pour Luxembourg) située à l’entrée du domaine témoignerait du statut d’extraterritorialité de cette propriété. Mais la chaîne de télévision LCI a enquêté auprès du quai d’Orsay et révèle qu’aucun texte ne mentionne ce statut particulier. Tout porterait donc à croire qu’il s’agirait d’une légende et que le domaine de la Tour Sarrazine à Cabasson ne serait qu’une propriété privée comme les autres, malgré ses prestigieux propriétaires.