
S’il est une personnalité profondément anti-Trump, c’est bien Robert De Niro. Le compte Twitter du célèbre acteur de Taxi Driver ou Raging Bull regorge d’uppercuts virtuels adressés au président américain, notamment cette hilarante mise en scène. Quelle belle allégorie que cette vidéo, mettant en scène un Donald Trump fort ressemblant, s’amusant sur un ballon sauteur au milieu d’enfants dans une crèche. Et lorsque la cloche retentit et que son conseiller lui indique que c’est l’heure d’y aller, le président capricieux déclame: “I don’t want to go!”.
Dans un registre assez similaire, cette vidéo qui circule sur Tik Tok nous montre un président plutôt... toc toc.
L’égérie du militantisme écologique, Greta Thunberg, a réagi de manière plutôt subtile aux gesticulations récentes de Donald Trump. Et cela en forme de vengeance, selon la bonne vieille méthode du retour à l’envoyeur. La jeune Suédoise s’est contentée de recopier un message particulièrement condescendant que le président américain lui avait adressé en remplaçant simplement “Greta” par “Donald”. “Tellement ridicule. Donald doit travailler sur son problème de gestion de la colère, puis aller voir un bon vieux film avec un ami ! Tranquille Donald, tranquille!”, a-t-elle écrit en réponse à un tweet du président américain qui demandait d’ « ARRÊTER LE COMPTE » des votes de l’élection présidentielle.
Nombre d’internautes ou dessinateurs se sont saisis du symbole le plus universel de l’Amérique, la Statue de la Liberté, pour moquer l’attitude du président de plus en plus “sortant”.

Les anglophones s’amuseront de ce calembour laissant entendre que Donald ne pourra plus retourner à la Maison Blanche car c’est “FOR BIDEN” (littéralement “pour Biden”, mais peut-être confondu avec “Forbidden"="interdit)

La virulence des réactions au sein des grands médias est plutôt spectaculaire vue de la France. Le présentateur de CNN, Anderson Cooper, a comparé le président américain — proférant des allégations de fraude sans aucune preuve — à une “tortue obèse retournée sur le dos s’agitant sous le soleil brûlant, réalisant que son temps est passé”.
Cette presse, pressée d’en finir, semble ne plus vouloir cautionner les propos de Donald Trump. La retransmission de son dernier point-presse a été interrompue par les principales chaînes d’info qui refusent de relayer ses fausses accusations de fraudes électorales contre le camp Biden. Un Donald Trump décrit comme “aigri, abattu, pathétique, empêtré dans ses mensonges”.
Beaucoup d’observateurs de la vie politique auraient aimé que cette couverture de Time Magazine soit vraie, elle est malheureusement “fake”, pour reprendre un terme cher à Donald Trump, ce qui n’enlève rien à sa poésie.

Aujourd’hui les deux principaux réseaux sociaux, Twitter et Facebook, semblent se désolidariser de Donald Trump, n’hésitant pas à le censurer lorsqu’il a annoncé sa victoire. Mais il faut rappeler que ce dernier s’est abondamment servi de ces outils durant son mandat sans que les administrateurs des réseaux en question ne réagissent. Nous parlerons d’un réveil tardif...