
L’épidémie de Covid-19 ne fait pas que des malheureux: depuis l’apparition de cette crise sanitaire, les ventes de masques et de gels hydroalcooliques s’envolent. Et comme toujours dans ces cas-là, des petits malins sentent le bon filon et surfent sur la pénurie.

Ce qui fait tousser avec l’annonce ci-dessus, c’est d’abord le prix: 180 euros! (pour un seul masque). Publiée fin février sur la page “Bonnes affaires au Luxembourg” (l’annonce a depuis été actualisée en précisant que le masque avait été vendu), elle a évidemment fait réagir de nombreux internautes, certains se demandant si c’est une (mauvaise) blague, d’autres dénonçant un “profiteur”... Mais dans tous les cas, le prix n’est pas le seul problème.

Face à cette ruée vers les masques, un rappel est essentiel: ces masques sont avant tout destinés aux malades et aux soignants. Si vous n’êtes pas malade ni en contact fréquent avec de potentiels malades, porter un masque ne servira pas à grand chose, clament les autorités: «L’usage [des masques] à titre préventif pour les personnes n’étant pas en contact rapproché des malades est en effet inutile» martèle ainsi le ministère de la santé français.
Pourquoi? Pour plusieurs raisons.

Et les prix, justement? Selon Le Monde, le prix des masques chirurgicaux “varie entre 20 et 50 centimes l’unité”, mais ce prix flambe ces derniers temps. Les masques de protection respiratoire de type FFP sont évidemment plus chers: “pour les modèles FFP2, les prix varient entre quelques euros et 20 euros l’unité en moyenne; pour les modèles FFP3, il faut débourser plusieurs dizaines d’euros l’unité”.
Bref, débourser 180 euros pour un masque FFP3 semble un mauvais investissement: le prix est bien trop élevé pour un produit dont la durée de vie est ridicule, qui n’est pas recommandé pour le grand public, et dont l’origine est incertaine. Si vous voulez vous protéger du virus, il sera plus efficace et moins coûteux de respecter les règles élémentaires d’hygiène, dont cette règle d’or: lavez-vous bien les mains!
